À la suite de la journée de mobilisation du 1er octobre, plusieurs préfets de région en France ont écrit aux parents de mineurs placés en détention lors des manifestations. Cela concernait notamment les départements du Pas-de-Calais, de l’Ain et des Pyrénées-Orientales. Dans ce dernier département, situé dans le nord de la France, une quarantaine d’établissements scolaires ont été touchés par le mouvement, qui a rassemblé plusieurs milliers de lycéens. Au cours de la journée, 80 personnes ont été interpellées, dont 48 mineurs, selon les chiffres communiqués par le préfet en fin de journée.
François-Xavier Lauch, le préfet du Pas-de-Calais, a adressé une lettre aux parents des mineurs détenus et placés en garde à vue. Il y exprime une « vive désapprobation » face aux agissements de leurs enfants et souligne que leurs actions pourraient leur valoir des sanctions judiciaires et disciplinaires, allant jusqu’à une exclusion scolaire. Il ajoute que ces actes pourraient également engager la responsabilité des parents. Le préfet demande aux familles de veiller à ce que leurs enfants s’abstiennent de manifester dans les prochains jours.
De son côté, Pierre Regnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, a également écrit aux parents des élèves détenus. Il les invite à s’assurer que leurs enfants respectent les lois et règlements en vigueur. Louis-Xavier Thirode, préfet de l’Ain, a adopté une démarche similaire en écrivant aux parents des mineurs détenus ou placés en garde à vue. Il a par ailleurs informé le chef d’établissement, le recteur, le maire de la commune ainsi que le procureur de la République des actes commis par les lycéens. Thirode a demandé aux parents de l’informer des mesures qu’ils comptent prendre pour garantir un strict respect des lois et règlements par leurs enfants, ainsi que des consignes qui leur seront données.
Les lycéens sont mobilisés dans la rue depuis une semaine pour réclamer davantage de moyens pour leurs établissements et leurs études. Le point culminant du mouvement s’est produit le 1er octobre. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, près de 2 000 personnes (1 949) ont été interpellées en une seule journée.
Des préfets français écrivent aux parents de mineurs détenus à la suite des récentes manifestations
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



