Croissance du secteur freinée par les problèmes d'approvisionnement

Le secteur des centres de données pourrait doubler son rythme de construction si les conditions d'approvisionnement le permettaient, mais la pénurie de composants et d'énergie ralentit le processus. C'est ce qu'a déclaré le PDG de Nokia le 5 octobre 2026.

La forte hausse des ventes liées à l'IA chez Nokia

Nokia, une entreprise finlandaise, ne fabrique pas de puces, mais produit des équipements de réseau qui relient les serveurs. Ses ventes liées à l'intelligence artificielle (IA) ont doublé au deuxième trimestre 2026, atteignant 446 millions d'euros.

Une demande durable pour les centres de données

Selon The Next Web, Justin Hotard estime que la demande en infrastructures de centres de données se maintiendrait pendant trois ans, même sans nouveau modèle d'IA. Le coût se chiffre déjà en milliers de milliards de dollars.

Contraintes liées à la mémoire et à l'énergie

La mémoire et l'énergie sont les deux principales contraintes pour les centres de données. En Allemagne, le prix de la DDR5, un type de mémoire informatique, a augmenté de 414 % en douze mois. Les serveurs destinés aux centres de données subissent cette pression de plein fouet.

Une pression sur les fabricants

Les fabricants peinent à répondre à la fois aux besoins du grand public et à ceux de l'infrastructure d'IA. Un grand centre de données consomme autant d'électricité qu'une ville moyenne, et la capacité disponible ne suit pas. Les projets continuent de s'accumuler malgré cette contrainte.

Retards de projets aux États-Unis

Aux États-Unis, ces tensions ont bloqué ou retardé 68 milliards de dollars de projets au premier trimestre 2026. New York a gelé les grands chantiers de construction en juillet, une première pour un État américain.

Des investissements massifs dans les centres de données

Les investissements dans les centres de données aux États-Unis atteindraient 10 300 milliards de dollars entre 2025 et 2032. Ce montant représenterait chaque année 3,63 % du PIB américain. Aucun projet n'avait mobilisé une telle part de l'économie depuis la construction des chemins de fer ou l'électrification du pays.