Un reportage annulé au dernier moment est souvent interprété comme un manque d’intérêt, mais des chercheurs suggèrent qu’il pourrait y avoir une autre explication. Certaines personnes, même après un moment social agréable, éprouveraient soudain l’envie de se retirer, un comportement souvent mal compris par leur entourage. Une invitation acceptée avec enthousiasme, suivie d’un désistement de dernière minute, reflète rarement la situation réelle, selon certaines études.
Une équipe de l’université George Mason a exploré ce phénomène dans une étude publiée en 2021. Au lieu d’interroger les participants a posteriori, les chercheurs ont utilisé des évaluations instantanées, collectant des données plusieurs fois par jour pour saisir les émotions et les intentions au moment où elles se produisent, juste après une interaction agréable. L’objectif était de comprendre comment l’anxiété sociale influence la motivation à s’ouvrir aux autres ou à s’en éloigner.
Les résultats ont été surprenants. Chez les personnes souffrant d’anxiété sociale marquée, un moment positif ne conduit pas toujours à l’envie de prolonger l’échange. Un repli peut survenir malgré l’expérience agréable, comme si le plaisir ressenti ne suffisait pas à apaiser une vigilance sous-jacente. Cette étude éclaire un champ qui pourrait expliquer de tels comportements, même si elle se concentre spécifiquement sur l’anxiété sociale plutôt que sur les annulations de rendez-vous.
Une autre recherche, menée par Fallon Goodman et ses collègues des universités de Floride du Sud et George Mason, a cherché à vérifier une idée reçue : les personnes souffrant d’anxiété sociale se sentiraient-elles vraiment mieux seules ? Deux groupes de participants, composés respectivement de 42 et 39 personnes diagnostiquées avec un trouble d’anxiété sociale, ont reçu cinq questionnaires aléatoires par jour pendant deux semaines. Ils devaient évaluer leurs émotions et indiquer s’ils étaient seuls ou en compagnie d’autres.
Dans les deux groupes, les niveaux d’émotions positives ont augmenté de manière significative en présence d’autrui, sans que les émotions négatives ne suivent la même tendance. Le besoin derrière l’annulation semble lié à un besoin de sécurité face à une anticipation anxieuse, et ce besoin s’intensifie à l’approche de l’échéance. La personne qui annule ne fuit pas forcément la présence des autres, mais plutôt le scénario redouté qui se joue dans son esprit avant même la rencontre.
Ce décalage entre l’intention initiale et l’acte final aide à comprendre pourquoi un tel comportement peut déconcerter l’entourage. Reconnaître ce mécanisme ne supprime pas les conséquences relationnelles, mais il offre une alternative aux jugements hâtifs et peut favoriser des échanges plus honnêtes entre les personnes concernées.
Annulations de dernière minute et anxiété sociale
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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