L'armée américaine affirme avoir facilité l'exportation de 1,5 milliard de barils de pétrole via le détroit d'Ormuz, en contrepoids aux restrictions iraniennes au Moyen-Orient.
Centcom soutient les exportations pétrolières du Golfe
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom, a annoncé dimanche qu'il a aidé les pays du Golfe à exporter 1,5 milliard de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz depuis l'été, en contournant les restrictions iraniennes. Cet effort a consisté à soutenir des navires commerciaux naviguant sur l'une des routes maritimes les plus stratégiques au monde.Des navires franchissent Ormuz en toute sécurité
Selon Centcom, plus de 3 000 navires commerciaux ont franchi avec succès le détroit d'Ormuz avec l'aide des forces américaines au cours des six derniers mois. Le communiqué souligne que plus de 95 % de ces navires ont pu naviguer en toute sécurité, ce qui témoigne d'un haut niveau d'efficacité opérationnelle.Les couloirs d'Ormuz restent libres de mines iraniennes
L'amiral Brad Cooper, à la tête de Centcom, a assuré que les principales voies de navigation du détroit d'Ormuz sont actuellement exemptes de mines iraniennes. Cette assurance intervient lors de sa visite aux troupes américaines déployées dans la région, et souligne les efforts constants pour maintenir un passage sûr pour le trafic maritime commercial.L'Iran revendique le contrôle d'Ormuz
L'Iran affirme contrôler le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique, depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. Ce conflit a été déclenché par des frappes américaines et israéliennes sur Téhéran, et l'Iran exige désormais que tous les navires obtiennent une autorisation pour traverser le détroit, qui acheminait auparavant un cinquième des exportations mondiales de pétrole.Les actions de l'Iran visent à perturber le trafic
Les attaques contre des navires qui enfreignent les exigences iraniennes se sont intensifiées récemment, selon des analystes. Téhéran chercherait à démontrer que sa capacité à perturber le trafic maritime reste intacte, d'autant que les élections de mi-mandat américaines approchent. La hausse des prix du pétrole alimenterait le mécontentement à l'égard de l'administration du président Donald Trump.