La production de riz au Burkina Faso

Le riz est la quatrième céréale la plus cultivée au Burkina Faso, après le maïs, le sorgho et le mil. Le gouvernement s'emploie à stimuler la production et la transformation locales afin de réduire la dépendance aux importations de riz.

Inauguration d'une nouvelle rizerie

Le 20 octobre, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a inauguré une rizerie publique à Bagré, dans la région du Nakambé. Cette installation, gérée par la société d'État Faso Agropôles (SOFA), peut transformer 100 tonnes de riz paddy par jour.

Technologies de transformation modernes

La rizerie est équipée de systèmes avancés de nettoyage, de décorticage, de blanchiment, de tri optique et d'emballage automatisé. Ces technologies visent à transformer le riz paddy en riz commercialisable, afin d'accroître la valeur des récoltes locales.

Croissance de la production de riz

La production de riz paddy a fortement augmenté ces dernières années, progressant de 50 % en quatre ans. Selon l'Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), la production est passée de 451 421 tonnes en 2020-2021 à 675 441 tonnes en 2024-2025.

Stratégie nationale de développement

Le Burkina Faso met en œuvre la deuxième phase de sa Stratégie nationale de développement du riz (SNDR) depuis 2020. L'objectif est d'atteindre 3 millions de tonnes de production de paddy d'ici 2030, mais des défis subsistent en matière de transformation et de commercialisation des récoltes accrues.

Consommation et importations en hausse

La consommation de riz au Burkina Faso est passée d'environ 830 000 tonnes en 2019-2020 à 1,29 million de tonnes en 2024-2025. Malgré l'augmentation de la production locale de riz blanc, le déficit reste comblé par des importations en provenance de pays comme l'Inde, la Birmanie et la Thaïlande.

Restrictions d'importation instaurées

En avril 2026, le gouvernement a temporairement suspendu les importations de riz et délivré des autorisations spéciales afin d'aider les producteurs locaux à écouler leurs stocks. Cette mesure visait à soutenir les marchés nationaux du riz et à réduire la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers.