L’Union européenne a annoncé son soutien à 46 nouveaux projets axés sur les terres rares et autres métaux stratégiques, dans le but de réduire sa dépendance à la Chine. Ces projets concernent l’extraction, le raffinage et le recyclage des terres rares – des matériaux essentiels pour les technologies modernes, y compris les smartphones, les véhicules électriques et les systèmes d’énergie renouvelable. L’initiative de l’UE répond à la quasi-monopole de la Chine sur le raffinage de ces matériaux, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la sécurité des chaînes d’approvisionnement. L’an dernier, la Chine a imposé des restrictions à l’exportation qui menaçaient de perturber la production dans des secteurs industriels clés en Europe, comme l’automobile et l’éolien.
Les terres rares sont un groupe de 17 éléments chimiquement similaires, essentiels à de nombreuses applications industrielles et de haute technologie. Elles sont utilisées dans tout, des aimants des éoliennes et des voitures électriques aux composants des appareils numériques et des systèmes de défense. Les 46 nouveaux projets, dont six en France, sont répartis dans 16 pays. Ils se répartissent en huit projets axés sur l’exploitation minière, onze sur le raffinage et dix-neuf sur le recyclage, certains combinant ces activités. Ces projets s’ajoutent à 47 projets existants dans l’UE et 13 dans des pays tiers, tous visant à renforcer les chaînes d’approvisionnement de l’UE en métaux tels que le lithium, le nickel, le cobalt et les terres rares utilisées dans les aimants permanents.
Pour soutenir ces efforts, les gouvernements européens ont déjà alloué 2 milliards d’euros de financement. Si certains critiquent la lenteur de la mise en œuvre, les responsables soulignent que 25 des projets initiaux ont achevé leurs études d’impact environnemental et que 17 ont obtenu des permis de construire grâce à une procédure accélérée. L’UE travaille également à connecter les fournisseurs avec les clients industriels pour accélérer le développement de l’industrie des terres rares dans la région. « Il y a des mines qui ouvrent, des usines qui se construisent, des financements signés et des chaînes de valeur qui émergent », a déclaré Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de l’industrie.
L’UE prévoit de lancer un nouvel appel à projets d’ici la fin de l’année, poursuivant ainsi sa volonté de constituer un approvisionnement autonome en matières premières critiques. Séjourné a souligné l’importance pour les industries européennes de s’appuyer sur leurs propres capacités et leur force industrielle. « La survie de nos industries doit dépendre de nos propres choix, de nos propres capacités et de notre propre puissance industrielle », a-t-il déclaré, mettant en avant l’objectif plus large de réduire la dépendance aux sources extérieures pour les ressources stratégiques.
L'UE annonce son soutien à 46 projets sur les terres rares pour réduire la dépendance à la Chine
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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