La demande mondiale stimule l'exploration minière

Face aux difficultés d'approvisionnement mondial, la recherche de nouvelles sources de minerais critiques s'intensifie en Afrique. Ces minerais sont indispensables à des technologies comme les véhicules électriques et les systèmes d'énergie renouvelable, ce qui fait de leur disponibilité un enjeu stratégique pour de nombreux pays.

Tsodilo Resources se développe en Afrique

La société minière canadienne Tsodilo Resources a annoncé mercredi 14 octobre la création de deux nouvelles filiales, en République démocratique du Congo (RDC) et en Namibie. Ces entités complètent sa présence au Botswana, où elle recherche depuis plusieurs années de nouveaux gisements de minerais critiques.

Efforts d'exploration au Botswana

Tsodilo Resources explore notamment le projet de terres rares de Gcwihaba, au Botswana, où elle a annoncé un nouveau programme de forage cette année. La création de Tsodilo DRC SARLU en RDC et de Namibia Mineral Resources (Pty) Limited en Namibie s'inscrit dans une stratégie visant à mobiliser ses capacités techniques pour rechercher de nouvelles opportunités d'exploration dans ces deux pays.

Aucun projet encore acquis

Pour l'instant, la société n'a encore acquis aucun projet ni aucune licence dans ces pays, mais indique que des négociations sont en cours à cet effet. « Bien qu'il n'existe aucune certitude que nous concluions les négociations avec les détenteurs actuels de licences ou avec les autorités d'octroi compétentes, nous sommes prudemment optimistes quant à l'issue de nos efforts dans un avenir proche », déclare James Bruchs, PDG de Tsodilo Resources.

Cibler des minerais précis

La société minière junior précise les types de ressources qu'elle cible dans le cadre de cette diversification. En RDC, premier producteur mondial de cobalt et deuxième producteur de cuivre, elle s'intéresse aux provinces du Haut-Lomami et de la Tshopo, où elle étudie des opportunités liées au lithium, au tantale, au niobium et au cuivre.

Le potentiel de la Namibie

En Namibie, son intérêt se concentre notamment sur la région du Kunene et son potentiel en matière de minéralisations de cuivre et polymétalliques. La poursuite de cette stratégie dépendra de la conclusion des négociations et de l'obtention des licences dans ces deux juridictions. Ces étapes conditionneront tout investissement potentiel dans l'exploration, ainsi que les retombées locales qui pourraient en résulter, notamment en matière d'emploi.