La Banque mondiale veut stimuler le financement des mines de minerais critiques en Afrique, visant 20 pays partenaires et mobilisant des capitaux privés, dont une mine au Malawi.
La richesse minière de l'Afrique attire l'attention mondiale
Le sous-sol africain renferme environ 30 % des réserves mondiales de minéraux critiques, tels que le cuivre, les terres rares, le graphite et le lithium. Cela suscite un intérêt croissant de la part d'acteurs internationaux, à mesure que de nouveaux projets miniers apparaissent sur le continent.La Banque mondiale augmente ses financements pour les minéraux critiques
Vendredi 16 octobre, la Banque mondiale a annoncé son intention de multiplier par cinq son soutien financier aux minéraux critiques au cours des cinq prochaines années. Cette déclaration a été faite lors des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, à Bangkok, en Thaïlande.Collaboration avec 20 pays partenaires
Ajay Banga, président de la Banque mondiale, a déclaré que 20 pays avaient été identifiés comme partenaires potentiels pour le développement du secteur des minéraux critiques. L'objectif est de porter le soutien financier du Groupe de la Banque mondiale à 19 milliards de dollars américains entre 2026 et 2030, en combinant financements publics et capitaux privés.Des rôles variés pour les institutions de la Banque mondiale
La Banque mondiale fournira des financements publics, la Société financière internationale (IFC) investira dans des projets et mobilisera des capitaux privés, et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) proposera des garanties de gestion des risques. Cette approche avait déjà été présentée lors de la conférence Mining Indaba 2026, en Afrique du Sud.Le rôle stratégique de l'Afrique dans le développement minier
En Afrique, les projets de la Banque mondiale sont suivis de près. Des pays comme le Malawi, la Mauritanie et la Zambie ont élaboré, en collaboration avec l'institution, des plans nationaux pour le secteur minier. L'Égypte figure également parmi les huit nations ayant signé des accords visant à promouvoir un développement minier responsable.Les modalités de mise en œuvre restent floues
Si la Banque mondiale met en avant ces partenariats, il n'est pas encore clair que ces pays figurent parmi les 20 identifiés pour la coopération. Par ailleurs, la demande mondiale en minéraux critiques façonne les politiques industrielles des grands pays membres de la Banque mondiale, notamment les États-Unis, ce qui accroît l'importance stratégique de l'Afrique.L'IFC soutient un projet minier au Malawi
L'IFC, filiale de la Banque mondiale, a signé en décembre 2025 un accord de coopération avec la société australienne Sovereign Metals. Ce partenariat vise à financer la mine de Kasiya au Malawi, qui devrait extraire du graphite, du rutile et des terres rares, pour un coût de 665 millions de dollars américains.