Dr Kim Martinet trouve son épanouissement dans la médecine pénitentiaire, tandis que la Dre Béatrice Carton souligne les défis et les opportunités uniques de ce domaine.
Dr. Kim Martinet, une reconversion professionnelle
Le Dr Kim Martinet, médecin généraliste exerçant dans une unité médicale de prison à Réau, en Seine-et-Marne, a trouvé dans ce poste un sentiment de sécurité et d'épanouissement professionnel, alors qu'elle n'avait pas envisagé au départ la médecine pénitentiaire comme débouché.Un parcours en recherche en immunologie
Ancienne chercheuse en immunologie, titulaire d'un doctorat délivré par l'Inserm, elle s'est tournée vers la médecine et a choisi d'exercer en milieu carcéral après un stage au centre de détention de Melun et à Réau.Des profils de patients variés et un travail pluridisciplinaire
Elle souligne la diversité des profils de patients et la possibilité de pratiquer la médecine générale dans un environnement pluridisciplinaire, où elle peut prendre le temps nécessaire avec les patients, un aspect qu'elle juge très appréciable.Une sécurité supérieure à celle de l'exercice libéral
Elle relève que, si la plupart des détenus de son établissement purgent de longues peines, elle se sent beaucoup plus en sécurité que dans un cabinet libéral.Le point de vue du Dr Béatrice Carton
Le Dr Béatrice Carton, cheffe de service de l'unité médicale de prison de Bois-d'Arcy et de Versailles, et présidente de l'Association des professionnels de santé exerçant en prison (Apsep), met en avant le manque d'attractivité des soins en milieu carcéral auprès des jeunes professionnels.Les difficultés de recrutement dans les unités médicales de prison
Elle note que de nombreux postes restent vacants et que les praticiens en poste sont souvent des salariés de longue date, proches de la fin de leur carrière.Accueillir de nouveaux professionnels comme le Dr Martinet
Elle se réjouit de l'arrivée de nouveaux professionnels comme le Dr Martinet, qui ont manifesté leur intérêt pour la médecine pénitentiaire, et souligne la valeur du travail en équipe ainsi que la diversité des profils de patients rencontrés en prison.La médecine pénitentiaire, un domaine à valoriser
Elle affirme que la médecine pénitentiaire est un domaine passionnant et que les stages en prison peuvent être bénéfiques à tous les étudiants en médecine, car ils permettent de se confronter à des sujets difficiles comme la consommation de drogues ou le risque suicidaire, qui deviennent des réflexes dans ce milieu.Une reconnaissance partagée des défis et de l'apprentissage
Le Dr Martinet et le Dr Carton reconnaissent tous deux que l'exercice en prison n'est pas exempt de difficultés, mais qu'il offre une expérience formatrice unique, tant sur le plan professionnel que personnel.