Des propositions sur l'éducation centrées sur le mérite

Le sénateur LR et candidat à la présidentielle Bruno Retailleau a exposé ses propositions en matière d'éducation, centrées sur le « mérite », dans un ouvrage publié par les éditions de l'Observatoire. Le livre comprend 18 lettres thématiques et ne se veut pas un programme complet. Retailleau a expliqué qu'il souhaitait éviter de submerger le public de trop de propositions, car il en formule régulièrement de nouvelles chaque semaine.

Une approche personnelle de la communication publique

Par ce livre, Retailleau voulait s'adresser aux Français « de manière très personnelle ». Il a livré quelques éléments de son parcours personnel et a insisté sur sa volonté de s'éloigner de la politisation de la vie politique. Il s'est dit préoccupé par les difficultés rencontrées par de nombreux compatriotes et a affirmé que la France se trouve au bord d'une grave crise, appelant à plus de sérieux pour traiter ces questions.

Une critique de Parcoursup

Retailleau a répondu aux revendications des lycéens qui réclament la fin de Parcoursup ainsi que 10 milliards d'euros supplémentaires pour améliorer les conditions d'études. Il a critiqué Parcoursup, qu'il qualifie de « boîte noire » qui stresse les familles et les jeunes, estimant qu'il ne sélectionne pas selon le mérite. Il propose la mise en place d'une nouvelle plateforme fondée exclusivement sur le mérite.

Un soutien à la sélection à l'université

Cette position rejoint les conclusions d'une commission d'enquête sénatoriale sur l'enseignement supérieur, qui recommandait la fin de l'accès non sélectif à la première année de licence pour les titulaires du baccalauréat. Retailleau plaide pour une « sélection à l'université », arguant que le système actuel dissimule le processus de sélection. Il a relevé qu'environ la moitié des étudiants qui entrent à l'université après le baccalauréat n'obtiendront pas de diplôme universitaire au bout de cinq ans, et il considère cela comme un échec.

Une critique de La France insoumise

Retailleau a également critiqué La France insoumise, affirmant que le parti encourage la violence lors des mobilisations lycéennes. Il a déclaré que s'il était encore au gouvernement, il aurait engagé des poursuites judiciaires contre Jean-Luc Mélenchon pour provocation à la rébellion. Selon lui, le comportement antirépublicain des insoumis ne peut pas être ignoré.