Le sénateur Max Brisson, membre du parti LR et conseiller en éducation du candidat à la présidentielle Bruno Retailleau, a proposé dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche de « supprimer Parcoursup », la plateforme centralisée d’admission à l’université qui fait l’objet de critiques de la part des lycéens. Brisson, qui représente la région des Pyrénées-Atlantiques et siège à la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, a qualifié Parcoursup de « vraie boîte noire », dénonçant son manque de transparence. Il a souligné que les critères de sélection utilisés par la plateforme ne sont pas rendus publics, qualifiant cette opacité d’« inacceptable ».
Dans un rapport qu’il a présenté en 2023, Brisson a plaidé pour que les étudiants et les universités puissent « définir leurs propres critères » d’admission. Il a estimé qu’il était « trop tard » pour mettre en place des changements majeurs pour la rentrée universitaire de 2027, mais a insisté sur la nécessité d’agir « rapidement pour renforcer la transparence ». Il a critiqué le système actuel, qui repose sur des « données mystérieuses » du ministère, combinant les résultats aux examens du lycée, les évaluations continues et des critères influencés par des algorithmes visant à favoriser la mixité sociale.
Brisson a également proposé que chaque université puisse « définir ses propres critères d’admission et les rendre publics », et que le baccalauréat, diplôme national du lycée, ne soit plus un facteur déterminant dans les admissions à l’université. Pour remplacer Parcoursup, il envisage une nouvelle plateforme d’admission transparente, où les universités pourraient établir elles-mêmes leurs conditions. Cette plateforme s’accompagnerait d’un « vrai accompagnement à l’orientation », idéalement proposé à la fin de chaque cycle scolaire.
La suppression de Parcoursup figure parmi les principales revendications des lycéens, qui mènent un mouvement de protestation de grande ampleur depuis trois semaines. Gabriel Attal, candidat à la présidentielle du parti Renaissance et rapporteur de la loi ayant créé Parcoursup en 2018, a reconnu la nécessité d’« évoluer » du système. Il a suggéré de remplacer les évaluations continues par davantage d’examens finaux, afin que les candidatures et les sélections universitaires reposent sur « une base objective et nationale ». Lors d’une intervention dans L'Heure de Vérité sur France 2, Attal a qualifié Parcoursup de « stressant » et affirmé qu’il « ne fonctionne pas comme il le devrait ».
Un sénateur français propose de supprimer la plateforme d'admission universitaire Parcoursup face aux manifestations étudiantes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



