Une présentatrice présente ses excuses pour un reportage biaisé

Un présentateur de RTV, la chaîne de télévision publique serbe, a présenté ses excuses à l'antenne pour avoir diffusé des informations « partielles » favorables à l'ancien président Aleksandar Vucic, selon The New York Times et le site d'information serbe 021. Le présentateur a reconnu que la chaîne avait « négligé certaines choses, ignoré d'autres, diffusé des informations unilatérales sans réflexion critique ».

Contexte de ces excuses

Ces excuses interviennent après la défaite de Serbia United, la liste politique dirigée par Vucic, lors des élections législatives anticipées du 25 octobre. Vucic, au pouvoir depuis 2014, a fait face pendant près de deux ans à des accusations de corruption et a finalement démissionné en septembre 2026 pour se présenter aux élections législatives.

Le rôle des médias dans la campagne de Vucic

Selon Vreme, un magazine hebdomadaire serbe, Vucic a pu « mobiliser les ressources de l'État », y compris les médias, qui, selon la publication, étaient « en grande partie à son service ». Cette puissante machine électorale n'a toutefois pas suffi à empêcher sa défaite face à la Liste des étudiants, un groupe politique né d'un vaste mouvement de protestation populaire.

Le mouvement étudiant exige une réforme des médias

La Liste des étudiants, qui a recueilli plus de 52 % des voix, a également exigé la démission de la direction de RTV, le principal diffuseur public serbe, qu'elle accuse de partialité. Elle a réclamé le départ du directeur général de la Radio-télévision serbe (RTS), de son adjoint et d'autres responsables éditoriaux clés.

Changements à la tête de RTV

RTV a déjà annoncé le départ de Nenad Cacic, ancien rédacteur en chef de la chaîne, critiqué par le mouvement de protestation pour son traitement biaisé de l'information. Ce geste s'inscrit dans un mouvement plus large de renouvellement des médias en Serbie, comparable aux excuses présentées par la chaîne hongroise M1 en juillet, après la défaite du Premier ministre Viktor Orbán lors des élections législatives d'avril.