Dans une affaire juridique majeure, **Microsoft** et **OpenAI** — dont **Microsoft** détient 27 % des parts — plaident devant le tribunal du district sud de New York que l'utilisation d'œuvres protégées par le droit d'auteur pour entraîner des grands modèles de langage constitue une « utilisation transformative ». Cet argument pourrait établir un précédent sur l'application du droit d'auteur à l'intelligence artificielle, et potentiellement créer une exception de « fair use » (usage équitable) pour l'entraînement des systèmes d'IA. L'affaire oppose plusieurs auteurs de renom ainsi que le New York Times, qui affirment que **Microsoft** et **OpenAI** ont utilisé leurs œuvres sans autorisation ni rémunération pour développer des produits concurrents.
Au cœur du litige se trouve la question de savoir si l'entraînement de modèles d'IA à partir de textes protégés par le droit d'auteur relève du « fair use ». **OpenAI** s'appuie sur un arrêt rendu en 2025 par le juge William Alsup, qui a estimé que l'utilisation de livres protégés pour entraîner des modèles d'IA pouvait être considérée comme un usage équitable. Le magistrat a souligné que cette pratique ne nuit pas à la valeur commerciale des œuvres originales et contribue à la création de nouveaux contenus bénéfiques pour le public. **OpenAI** a insisté sur son objectif de construire des modèles statistiques de langage générant de nouveaux textes, et non de copier ou de plagier des œuvres existantes.
De leur côté, les auteurs et le New York Times soutiennent que l'utilisation non autorisée de leurs œuvres porte atteinte au marché des contenus originaux et réduit les incitations à la création humaine. Le juge Vince Chhabria, également saisi de l'affaire, a reconnu le caractère transformateur de l'entraînement des IA, mais a précisé que ces pratiques restent illégales en l'absence d'autorisation ou de compensation adéquate. L'affaire dépasse désormais le cadre strict du droit d'auteur, soulevant des enjeux plus larges de concurrence économique. Les auteurs estiment en effet que les modèles d'IA développés par **Microsoft** et **OpenAI** entrent en concurrence directe avec les publications originales.
**Microsoft** a produit une étude analysant les conversations avec son assistant IA, Pilot, qui conclut à une absence d'utilisation significative des 212 livres au cœur du litige. Les procédures judiciaires ont été regroupées devant le tribunal de New York afin d'assurer une cohérence dans les décisions, reflétant la complexité et l'importance des questions en jeu. Cette affaire pourrait façonner l'avenir du développement de l'IA et l'adaptation du droit d'auteur aux nouvelles technologies.
Le conflit juridique sur la formation à l'IA et les protections des droits d'auteur s'intensifie
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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