Un réchauffement stratosphérique précoce pourrait perturber le vortex polaire

Un réchauffement stratosphérique soudain (RSS) pourrait perturber le vortex polaire et apporter des températures plus froides en Europe dès novembre 2026, selon des informations récentes. Toutefois, l'impact réel sur la France reste incertain, les prévisionnistes soulignant la complexité du phénomène.

Le vortex polaire et son rôle dans la stratosphère

Le vortex polaire est une zone de basse pression en altitude, centrée sur les pôles géographiques, qui existe à la fois dans la troposphère et dans la stratosphère. Le vortex stratosphérique, au cœur des discussions actuelles, n'existe qu'en hiver et peut influencer les conditions météorologiques en Europe s'il se déplace vers les moyennes latitudes.

Le RSS et ses causes

Selon Guillaume Jauseau, étudiant en physique-chimie et créateur de la plateforme météorologique RecordPy, les modèles prévoient une perturbation majeure du vortex polaire, dont les vents d'ouest pourraient s'affaiblir ou s'inverser. Cette inversion est appelée réchauffement stratosphérique soudain (RSS). M. Jauseau explique que les RSS sont provoqués par des ondes de Rossby, susceptibles de déstabiliser le vortex polaire.

L'influence d'El Niño

El Niño joue également un rôle dans ce phénomène, car il génère de gigantesques ondes atmosphériques capables de déstabiliser le vortex polaire. Un épisode El Niño est actuellement en cours dans le Pacifique et devrait durer jusqu'en février 2027.

Un impact incertain sur la France

Météovillages, un compte météo spécialisé, avance que ce RSS serait le plus précoce jamais enregistré, avec trois semaines d'avance sur le record précédent. Toutefois, l'impact sur la France reste incertain, car un RSS ne conduit pas nécessairement à des températures plus froides. L'air froid doit descendre de la stratosphère pour affecter les températures de surface, un scénario qui n'est pas garanti.

Les prévisions saisonnières pour la France

Les prévisions saisonnières de Météo-France suggèrent un hiver plus chaud que la normale pour la France et la Corse, avec une probabilité de 70 %. Si des épisodes plus froids isolés sont possibles, une vague de froid de quelques jours serait compatible avec un début d'hiver globalement doux. Les prévisionnistes restent prudents, soulignant la complexité du phénomène et l'incertitude entourant ses effets.