Le 29 septembre, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié une nouvelle série analysant l’évolution de la satisfaction dans la vie et de la confiance envers autrui entre 2010 et 2025. Le rapport, intitulé La confiance envers autrui diminue en 2025, s’appuie sur l’enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie (SRCV), une version française d’un outil statistique européen plus large. En 2025, plus de 17 000 ménages, soit environ 38 000 individus, ont participé à l’enquête. Les répondants ont été interrogés : « Dans quelle mesure faites-vous confiance aux personnes que vous ne connaissez pas ? » Ils ont noté leur niveau de confiance sur une échelle de 0 (« aucune confiance du tout ») à 10 (« confiance totale »). Cette question est posée chaque année depuis 2020.
Au début de l’année 2025, la note moyenne de confiance envers les inconnus en France métropolitaine s’élevait à 4,0 sur 10. Ce chiffre marque un recul par rapport à 4,3 en 2024 et 4,4 en 2022, bien qu’il ait brièvement augmenté à 4,3 en 2023. La baisse de 2025 touche tous les groupes démographiques, qu’il s’agisse des hommes et des femmes, des chômeurs et des actifs, des jeunes et des seniors, des habitants des zones urbaines et rurales, ou encore des personnes en situation de précarité financière. Le rapport souligne que les niveaux de confiance sont étroitement liés aux conditions de vie et au statut économique.
En 2025, les 10 % de la population aux revenus les plus faibles ont attribué une note de confiance de 3,4 sur 10, tandis que les 10 % aux revenus les plus élevés ont donné une note de 4,9. Pour la moitié de la population aux revenus les plus bas, les scores de confiance variaient entre 3,4 et 3,7. À l’inverse, les personnes dont les revenus se situent juste au-dessus de la médiane ont obtenu une note de 4,0, et celles du deuxième groupe de revenus le plus élevé ont atteint 4,6. Ces chiffres concernent la France hors Mayotte. Dans une publication distincte d’avril, l’Insee avait noté que les personnes subissant des privations matérielles et sociales — définies comme l’incapacité à couvrir au moins cinq des treize dépenses essentielles — affichaient un niveau de confiance significativement plus bas. Ces dernières ont attribué une note de 3,0 sur 10, contre 4,5 pour celles qui ne subissent aucune privation. En 2025, 13,5 % de la population vivant en logement ordinaire, hors Mayotte, était concernée par ces privations — soit environ 9 millions de personnes.
L’Insee a également observé que la structure familiale influence les niveaux de confiance. Dans son rapport France, portrait social, l’institut a relevé qu’en 2023, les familles monoparentales ont obtenu une note de 3,9 sur 10, contre une moyenne globale de 4,3. Malgré ce recul de la confiance, la satisfaction générale dans la vie est restée stable en 2025, avec une note moyenne de 7,2 sur 10 pour la vie actuelle. Ce score oscille légèrement entre 7,1 et 7,3 depuis 2014, à l’exception de 2021, où il était tombé à 6,8 en raison de la crise sanitaire. Les scores de satisfaction varient également selon les revenus et l’état de santé. Les 10 % les moins aisés ont évalué leur vie à 6,5 sur 10, tandis que les 10 % les plus aisés ont attribué 7,9. L’Insee souligne que les écarts de santé creusent les différences, avec plus de deux points séparant ceux en très bonne santé de ceux dont l’état s’est dégradé.
La confiance des Français envers les inconnus chute à 4,0 selon un sondage de 2025
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
trustinseefrancedeprivationincome-gapsurvey



