À l’issue de la réunion du G20 sur le commerce qui s’est tenue à Milwaukee jeudi, les États-Unis n’ont pas réussi à rallier les autres pays à leur position sur la question de la « surcapacité industrielle », un terme souvent utilisé pour décrire des situations où un pays produit plus de biens qu’il ne peut en consommer raisonnablement, ce que ses détracteurs présentent comme une manière subtile de pointer la concurrence chinoise. Washington n’a pas non plus obtenu de consensus sur la question du travail forcé, devenue un sujet de discorde depuis que les États-Unis ont imposé des droits de douane à environ soixante partenaires commerciaux. La réunion du G20 sur le commerce, qui réunit les représentants des plus grandes économies mondiales, visait à aborder les défis du commerce mondial et à promouvoir des pratiques équitables. Cependant, les États-Unis se sont heurtés à la résistance de plusieurs pays, réticents à s’aligner sur Washington sur ces questions précises, invoquant des préoccupations liées à la souveraineté économique et au risque de mesures de rétorsion. La surcapacité industrielle est un enjeu complexe qui peut toucher divers secteurs, comme l’acier ou l’aluminium, et est souvent liée à des subventions ou à des politiques gouvernementales encourageant une production excessive. Si les États-Unis dénoncent des pratiques commerciales déloyales, d’autres pays estiment que de telles mesures pourraient perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales et nuire aux économies en développement. L’échec à obtenir un accord sur le travail forcé, qui préoccupe de plus en plus le gouvernement américain, illustre les difficultés à harmoniser les politiques internationales en matière de droits humains et de normes du travail. Si les États-Unis insistent sur la nécessité d’une application plus stricte des lois du travail, de nombreux pays ont exprimé des réserves quant à la manière dont ces politiques pourraient être mises en œuvre et à leurs éventuels effets sur leurs propres industries.