Les congrès de la SFORL mettent en lumière un sifflement nasal inhabituel et l'évolution de la terminologie médicale, révélant à la fois de nouveaux traitements et des outils perdus en otologie.
Conférences musicales au SFORL
Les conférences de la SFORL, connues pour leurs enregistrements singuliers de voix, de ronflements et d'autres sons nasaux, prennent souvent une tournure musicale. Cette année, le professeur Justin Michel, spécialiste en ORL à l'AP-HM, a fait entendre le son d'un phénomène rare : un nez qui siffle comme une bouilloire à chaque respiration.Cause médicale du nez sifflant
Ce son inhabituel était dû à une perforation de la cloison nasale, une complication d'une septoplastie antérieure, qui a été corrigée par une intervention chirurgicale. La SFORL a souligné que les abcès périamygdaliens ne devraient plus être désignés sous le terme de « phlegmon », un mot devenu obsolète depuis deux ans, à la suite de recommandations actualisées sur la prise en charge des pharyngites, élaborées par la SFORL et la Société française de pathologie infectieuse de langue française (Spilf).Langue et terminologie médicale
Ce changement vise à éviter la confusion entre le mot français « phlegmon » et son équivalent anglais, qui désigne un type d'inflammation diffuse plutôt qu'un abcès localisé. Cette précision linguistique contribue à assurer une communication plus claire entre professionnels de santé et patients.Diagnostic de l'effondrement de la valve nasale interne
Un nez bouché peut parfois révéler un effondrement de la valve nasale interne, une petite zone de 2 mm² où se concentrent 50 % de la résistance nasale. Un signe spécifique pouvant orienter vers ce diagnostic est le signe de Cottle, un geste par lequel les patients écartent instinctivement les joues avec les doigts pour respirer plus facilement, comme l'a décrit le docteur Vincent Dupuch, spécialiste en ORL à Clermont-Ferrand.Comparaisons de coûts en rhinologie
Les médecins ont souvent comparé leur travail à celui des coiffeurs, en soulignant le coût de l'acide hyaluronique injectable utilisé dans les traitements de rhinologie. Ces traitements, souvent non remboursés par l'assurance maladie, peuvent coûter entre 95 et 210 euros la seringue, contre 47 à 57 euros pour une prestation de coupe et de coiffage de base dans un salon de quartier.Arrêt de dispositifs médicaux
Au-delà des nouveaux traitements, les conférences ont aussi abordé la disparition de certaines options thérapeutiques. Plusieurs intervenants se sont inquiétés de l'arrêt de la commercialisation de dispositifs médicaux utiles en otologie, comme les dispositifs d'instillation transtympanique et les appareils de tympanométrie, qui étaient auparavant utilisés dans le traitement des affections de l'oreille.