Le Cameroun et l'ONU ont fixé des objectifs de développement pour 2027-2031, mais font face à un déficit de financement de plus de 657 milliards de FCFA.
Cameroun et ONU définissent les priorités de développement sur cinq ans
Le Cameroun et les Nations unies ont présenté un plan de développement commun pour les cinq prochaines années, axé sur une croissance durable. Ce plan, couvrant la période 2027-2031, nécessiterait environ 657,3 milliards de francs CFA, pour un budget total de 860,5 milliards de francs CFA. L'accord a été signé à Yaoundé le 30 octobre 2026 par le ministre de l'Économie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire du Cameroun et par la Coordonnatrice résidente des Nations unies au Cameroun.Ressources identifiées, mais un déficit de financement important
Seuls 203,2 milliards de francs CFA sont actuellement identifiés comme disponibles, soit environ 23,6 % des besoins totaux. Ces fonds comprennent 141,7 milliards de financements de base et 61,5 milliards de ressources non essentielles. Toutefois, ces chiffres ne représentent pas des sommes déjà dépensées. Pour combler le déficit, l'ONU propose d'élargir les partenariats avec les institutions financières et d'impliquer davantage le secteur privé, ainsi que de recourir à des financements innovants et liés au climat.La transformation économique accuse le plus fort déficit
Le domaine de la transformation économique et de la résilience climatique présente le déficit de financement le plus élevé en proportion. Sur les 275,4 milliards de francs CFA prévus, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit 15,7 % des besoins. Il reste donc 232,2 milliards de francs CFA à trouver. La composante consacrée à la diversification de l'économie et à la création d'emplois affiche un taux de financement de 12,5 %, le plus faible de tous les domaines budgétaires, avec 152,2 milliards de francs CFA encore nécessaires.Le développement du capital humain nécessite le plus de financements
Le cadre alloue 427,6 milliards de francs CFA au capital humain et à la cohésion sociale, la part la plus importante du budget. Toutefois, seuls 111 milliards de francs CFA sont disponibles, laissant un écart de 316,6 milliards de francs CFA. Ce domaine vise à améliorer l'accès à la santé, à l'éducation et à la protection sociale, avec pour objectifs une couverture vaccinale de 95 % et un achèvement de l'enseignement primaire à 100 % d'ici 2031.La gouvernance et les initiatives de paix sont partiellement financées
La composante gouvernance, décentralisation et paix dispose d'un budget de 157,5 milliards de francs CFA, dont 48,9 milliards sont actuellement disponibles. Cela représente un taux de financement de 31,1 %, mais 108,6 milliards de francs CFA restent à mobiliser. Le plan met l'accent sur le renforcement des institutions, la transparence et la coordination entre l'aide humanitaire, le développement et les efforts de paix, en ciblant des régions comme l'Extrême-Nord et le Sud-Ouest.Un nouveau budget plus coûteux, mais moins de financements disponibles
Le nouveau cadre représente une hausse budgétaire de 27,2 % par rapport au cycle précédent (2022-2026), passant de 676,7 à 860,5 milliards de francs CFA. Toutefois, les financements disponibles ont diminué, passant de 226,7 à 203,2 milliards de francs CFA, ce qui fait reculer le taux de couverture financière de 33,5 % à 23,6 %. Cette comparaison repose sur les ressources identifiées, et non sur les dépenses effectives.Autres actualités : BGFI Holding lève des fonds et un prix littéraire annoncé
BGFI Holding Corporation a achevé avec succès sa levée de fonds régionale, sursouscrite. Par ailleurs, le Prix Ivoire 2026 a été attribué à Ndjékéry, qui recevra 2 millions de francs CFA le 28 novembre. Dans le domaine du cinéma, l'événement Emergence 2026 présentera à Lomé, du 2 au 11 novembre, des films africains et européens coproduits.