Du 12 au 18 octobre, le World Auto Show mettra en avant les derniers modèles automobiles, dont un R5 électrique, nouvelle vitrine de l’industrie automobile française. Les responsables politiques, ministres et candidats à la présidentielle en tête, se bousculeront pour y assister et afficher publiquement leur soutien au secteur. Plus tôt, en septembre, le salon Batimat, dédié aux matériaux de construction comme le béton ou la brique, avait également attiré l’attention de nombreuses figures politiques. À venir, le Salon de l’Agriculture de février 2025 promet d’être un autre défi pour les politiques, qui tenteront de battre le record de la visite la plus longue. Avec deux mois avant l’élection présidentielle, l’événement risque d’être bondé, rendant difficile pour les agriculteurs de se prendre en photo avec les visiteurs, tant la foule sera dense. Suivant l’exemple de l’ancien président Jacques Chirac, célèbre pour avoir « caressé les fesses des vaches » lors de ses visites dans les fermes, le président Emmanuel Macron s’est fixé un objectif ambitieux pour 2024 : une visite de douze heures au salon. Reste à savoir qui parviendra à dépasser ce record.
L’industrie automobile représente actuellement 1,1 % du PIB français et emploie 329 000 personnes. Le secteur de la construction, plus performant, contribue à hauteur de 5 % à la production nationale. L’agriculture française, avec ses 673 000 agriculteurs, ne pèse que 2,1 % du PIB, bien moins que le tourisme, qui génère 8 % du PIB et soutient plus de deux millions d’emplois directs et indirects. Malgré son poids économique, le salon du tourisme IFTM, organisé à Paris, n’a attiré aucune figure politique majeure il y a deux semaines. L’événement, qui prévoit une hausse de 8,2 % de fréquentation d’ici 2026, a vu l’entrée remarquablement calme, sans files d’attente ni dispositifs de sécurité surchargés. Cette absence de visiteurs de haut niveau illustre une tendance croissante à l’indifférence politique envers le tourisme.
Serge Papin, ancien ministre, est souvent décrit comme un « accumulateur de faveurs politiques ». Le poste de ministre du Tourisme, lorsqu’il existe, est généralement confié à un parti secondaire, comme les communistes ou les centristes, selon le parti au pouvoir. Pour d’anciens présidents comme Nicolas Sarkozy ou François Hollande, le tourisme n’a semblé intéresser qu’une fois leur mandat terminé, les voyant souvent apparaître à des événements comme le congrès Selectour, où ils sont grassement rémunérés pour leur présence. Gabriel Attal, actuel ministre du Tourisme, a été l’un des rares à se rendre au salon IFTM, déambulant parmi les stands d’entreprises comme Air France ou MSC Croisières. Pourtant, la plupart des candidats à la présidentielle semblent ignorer l’existence de tels salons, malgré la longue tradition des foires touristiques en France, comme Top Resa à Deauville ou IFTM à Paris.
Le tourisme en France fait face à des difficultés financières, avec des budgets en baisse pour les comités régionaux et départementaux du tourisme ainsi que pour les agences d’attractivité ces dernières années. Bien que le secteur soit souvent présenté comme autonome et capable de s’organiser seul, le manque de soutien public devient de plus en plus criant. En 2026, les dépenses de fonctionnement du tourisme atteindront 112 millions d’euros, soit une baisse de 24 % par rapport aux 147 millions d’euros de 2016. Les dépenses d’investissement, en revanche, sont restées stables, malgré les besoins criants dans des domaines comme la transformation numérique ou l’amélioration de l’expérience visiteur. Le risque de voir la France perdre sa place de leader mondial du tourisme grandit, d’autant que d’autres pays investissent massivement dans leur secteur.
Pourtant, le tourisme a fait preuve de résilience, notamment en période de crise. Au printemps dernier, lors de la guerre en Iran ayant conduit au rapatriement de Français bloqués à l’étranger, le secteur s’est mobilisé rapidement, avec les agences et tour-opérateurs travaillant main dans la main pour aider les personnes concernées. Le gouvernement, lui, n’a toujours pas versé d’indemnisation financière aux victimes, contrairement à ce qu’il fait en cas de catastrophes naturelles. Si certains estiment que le secteur peut se passer de soutien, d’autres critiquent l’absence de vision à long terme des dirigeants politiques. Malgré cela, l’Alliance France Tourisme, qui représente les plus grandes entreprises du secteur, a dévoilé une feuille de route sur vingt ans, insistant sur la nécessité d’indicateurs économiques fiables et d’un cadre politique stable. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, un grand débat sur le tourisme est attendu, les candidats étant invités à exposer leur vision pour l’avenir du secteur.
L'industrie touristique française réclame plus d'attention politique avant les élections de 2027
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷TourMaG



