Un nouveau film français, réalisé par Alain Corneau, explore les thèmes de l’isolement et de la trahison, à travers l’histoire d’un policier qui devient la victime d’un sombre complot après le meurtre de sa maîtresse. Il s’agit du deuxième long-métrage de Corneau et il met en vedette Simone Signoret dans un rôle marquant, celui d’une femme de la haute société paralysée dont l’amour a été trahi. L’inspecteur, nommé Ferrot, vit seul et reclus dans un appartement vide. Lorsqu’on assassine sa maîtresse, il est chargé de l’enquête, et toutes les preuves semblent l’accuser. Le style personnel d’Alain Corneau est décrit comme froid, sec et méthodique, parfaitement adapté au sujet et aux personnages, souvent des solitaires rendus inhumains par l’absence d’amour. Lorsque l’émotion surgit dans le film, elle n’en est que plus puissante. La performance de Simone Signoret, qui incarne cette femme de la haute société paralysée, amante trahie et feignant l’indifférence envers le monde, est saluée comme inoubliable. Dans une scène, le personnage de Signoret déclare : « Je pense que Dieu est immobile », une réplique qui transporte brièvement le spectateur dans une autre dimension. Cette phrase reflète les thèmes plus profonds du film, à savoir la stagnation émotionnelle et le désespoir existentiel, ajoutant une dimension philosophique au récit. Le ton sombre et le rythme lent du film visent à plonger le public dans l’isolement émotionnel et psychologique de ses personnages. L’œuvre de Corneau est reconnue pour sa capacité à créer une tension par le silence et le minimalisme, renforçant l’engagement du public avec la vie intérieure de ses personnages. L’approche sobre du film contraste avec l’intensité des situations auxquelles sont confrontés les personnages, rendant leurs moments émotionnels d’autant plus percutants.