Les jeunes adultes gèrent surtout seuls leurs rendez-vous médicaux, mais peu se sentent concernés par les IST ou la méningite, malgré des connaissances générales.
Enquête sur les habitudes de santé des jeunes
Une enquête menée en septembre 2026 par OpinionWay pour Pfizer a interrogé 811 jeunes âgés de 18 à 24 ans sur leurs habitudes de santé, notamment la manière dont ils prennent rendez-vous médicaux, recherchent des informations et abordent la vaccination. Les résultats révèlent un mélange d'actions autonomes et de dépendance persistante envers les membres de la famille pour les décisions liées à la santé.Prise de rendez-vous médicaux par soi-même
Plus de la moitié des jeunes interrogés, soit 55 %, déclarent prendre le plus souvent eux-mêmes leurs rendez-vous médicaux. Ce pourcentage augmente avec l'âge, passant de 45 % chez les 18-20 ans à 62 % chez les 21-24 ans. Par ailleurs, 23 % comptent encore sur leurs parents et 12 % sur d'autres proches pour prendre rendez-vous.Les déclencheurs des consultations médicales
La majorité des jeunes, soit 63 %, consultent un professionnel de santé principalement lorsqu'ils ressentent des symptômes ou en cas d'urgence. Seuls 19 % programment régulièrement des bilans de santé dans le cadre d'un suivi de routine, et 15 % consultent rarement ou jamais un médecin. Cela laisse penser que les préoccupations de santé sont souvent réactives plutôt que préventives.Les pharmacies, un contact de santé essentiel
Les pharmacies jouent un rôle important dans la vie de santé des jeunes adultes. Quatre-vingt-deux pour cent des répondants déclarent s'être rendus dans une pharmacie au cours de l'année écoulée, un taux supérieur à celui des personnes ayant consulté un médecin généraliste (74 %) ou un spécialiste (59 %). Cela indique que les pharmacies constituent un point d'accès courant pour les besoins de santé.Pratiques de prévention
Cinquante-sept pour cent des jeunes ont passé un examen de prévention au cours de l'année écoulée, par exemple pour la vue, l'ouïe ou la santé bucco-dentaire. Trente-quatre pour cent ont fait un dépistage des infections sexuellement transmissibles. Si la plupart des consultations sont motivées par des symptômes, les soins préventifs occupent néanmoins une place notable dans leur routine.Sources d'information privilégiées en matière de santé
Face à un problème de santé précis, 23 % des jeunes se tournent d'abord vers leur médecin traitant, un chiffre supérieur à celui des parents (20 %) ou d'autres professionnels de santé (13 %). Pour les questions de santé générales, le médecin traitant, les parents et Internet sont tout aussi privilégiés, à 16 % chacun, l'intelligence artificielle arrivant juste derrière avec 15 %.Connaissance et actions en matière de vaccination
Bien que seuls 59 % des jeunes aient effectué au moins une démarche liée à la vaccination, comme discuter des vaccins avec un professionnel de santé ou se faire vacciner, la plupart affirment savoir où trouver leurs carnets de vaccination. Toutefois, 55 % reconnaissent ne jamais vraiment s'être penchés sur la question des vaccins, ce qui révèle un écart entre les connaissances et l'implication personnelle.Sensibilisation et sentiment d'être concerné par les maladies
Si les jeunes ont globalement connaissance de maladies comme les infections sexuellement transmissibles (IST) ou la méningite à méningocoques, peu se sentent personnellement concernés. Par exemple, 82 % connaissent les IST, mais seulement 27 % estiment être personnellement exposés. Des écarts similaires existent pour le papillomavirus (HPV) et la méningite à méningocoques, dont la notoriété est élevée mais dont la préoccupation personnelle reste faible.Connaissance de la méningite à méningocoques
Bien que la majorité connaisse la méningite à méningocoques, seuls 53 % déclarent la connaître, et 14 % seulement se sentent personnellement concernés. Près de la moitié des répondants n'en ont jamais entendu parler ou en connaissent seulement le nom. Toutefois, 82 % reconnaissent que des jeunes en bonne santé peuvent la contracter, et 76 % comprennent que la bactérie peut être portée sans provoquer de maladie.