Une queue de chat mystérieuse repérée près d'une jeune étoile

Des astronomes ont découvert une étrange structure en forme de queue dans le disque de poussière et de gaz qui entoure Bêta Pictoris, une jeune étoile située à environ 63 années-lumière de la Terre. Cette structure, qui ressemble à une queue de chat, a été repérée pour la première fois en 2024 par le télescope spatial James Webb. Elle fait aujourd'hui l'objet de deux études récentes publiées dans The Astrophysical Journal Letters et The Astronomical Journal.

Une structure faite de poussière riche en carbone

La « queue de chat » est composée de grains de poussière riches en carbone organique, ce qui les rend très efficaces pour absorber la lumière visible. Cette propriété rend la structure difficile à observer avec les télescopes traditionnels, mais la vision infrarouge du télescope James Webb a permis de la détecter. Des observations ultérieures réalisées avec le télescope spatial Hubble, dans la lumière visible, ont confirmé l'existence de la structure.

Des grains de poussière minuscules et poreux

Les grains de poussière de la structure mesurent environ un micron, soit à peu près un millième de millimètre, et sont très poreux. Cette structure inhabituelle intrigue les scientifiques, qui cherchent à comprendre comment d'aussi petites particules fragiles peuvent survivre dans l'environnement hostile d'un disque circumstellaire.

Une collision pourrait expliquer la structure

Kevin Wagner, co-auteur de l'étude et membre de l'observatoire Steward de l'université de l'Arizona, suggère qu'une collision à grande vitesse entre deux corps célestes, pouvant être aussi grands que Pluton, aurait pu vaporiser les grains de carbone avant leur recondensation. Ce processus aurait pu créer la poussière poreuse et légère observée dans la « queue de chat ».

Le système de Bêta Pictoris étudié depuis des décennies

Le système de Bêta Pictoris suscite l'intérêt des scientifiques depuis de nombreuses années. Détecté pour la première fois en 1983 par le satellite infrarouge IRAS, puis photographié en 1984 depuis l'observatoire de Las Campanas, il fait partie des disques circumstellaires les plus étudiés. Les chercheurs utilisent désormais ces nouvelles découvertes pour mieux comprendre les premières étapes de la formation des systèmes planétaires, y compris l'histoire de notre propre Système solaire.