Le séchage du linge à l’intérieur peut augmenter l’humidité d’une pièce de 30 %, selon plusieurs études. Cette hausse de l’humidité favorise le développement de moisissures et d’acariens, connus pour provoquer toux et irritations respiratoires, notamment en automne. La pratique est courante lorsque les conditions extérieures sont défavorables, comme lors des jours de pluie, et consiste souvent à étendre le linge près des radiateurs, dans les salons ou les chambres, sans toujours en mesurer les conséquences. En séchant, le linge humide libère de l’eau dans l’air ambiant, ce qui fait grimper significativement le taux d’humidité. Une seule machine de linge peut contenir plusieurs litres d’eau, qui, au lieu de s’évaporer à l’extérieur, restent piégés à l’intérieur et contribuent à un environnement plus humide. Les moisissures et les acariens prospèrent dans ces conditions. Les moisissures se développent dans les zones humides et mal ventilées, comme les coins, les murs froids ou près des fenêtres, en libérant des spores irritantes pour les voies respiratoires. Les acariens, eux, se multiplient dans l’air humide, notamment dans la literie, les tapis et les vêtements. C’est pourquoi certaines personnes souffrent de toux persistante en automne, même en l’absence de symptômes de rhume. L’air peut paraître sain, mais il est parfois chargé d’irritants invisibles qui affectent les bronches et les sinus. Pour remédier à ce problème, les experts conseillent d’aérer régulièrement les pièces où le linge est séché. Même de courtes périodes d’ouverture des fenêtres, plusieurs fois par jour, peuvent réduire l’humidité, même par temps froid. Dans les logements mal ventilés ou mal isolés, l’utilisation d’un déshumidificateur s’avère très efficace. D’autres solutions consistent à sécher le linge dans une salle de bain ou un espace dédié plutôt que dans les pièces à vivre, à essorer au maximum les vêtements avant de les étendre, à aérer matin et soir, et à éviter de faire sécher plusieurs machines à la fois dans des espaces clos. Ces gestes permettent de limiter la prolifération des moisissures et d’améliorer progressivement la qualité de l’air intérieur. Ce phénomène montre à quel point les habitudes quotidiennes peuvent avoir un impact important sur la santé, souvent de manière insidieuse. L’automne, avec sa tendance à garder les fenêtres fermées et à augmenter le chauffage intérieur, peut révéler ces déséquilibres cachés. Il incite aussi à repenser ses routines pour améliorer la qualité de l’air à la maison. En apportant de petits changements, chacun peut contribuer à créer un environnement plus sain, surtout pendant les mois les plus froids.