Une étude de l'Insee de 2026 révèle la précarité énergétique en Occitanie, avec 17,1 % des ménages à risque, et des simulations montrant les effets potentiels de la hausse des prix et des rénovations.
Une étude met en lumière la vulnérabilité énergétique en Occitanie
Une étude de l'Insee, publiée le 29 octobre 2026, examine la vulnérabilité énergétique dans la région Occitanie à partir des données de 2021. Elle explore également la manière dont la hausse des prix de l'énergie et la rénovation des logements pourraient influencer ces vulnérabilités.Une vulnérabilité définie par les dépenses énergétiques
L'Insee définit la vulnérabilité énergétique en fonction de la part des dépenses d'un ménage consacrée à l'énergie pour maintenir un niveau de confort thermique suffisant. Un ménage est considéré comme vulnérable lorsque ces dépenses dépassent 9,2 % de son revenu disponible, soit le double du taux moyen observé en France métropolitaine en 2021, hors ménages les plus aisés.Des disparités territoriales
En Occitanie, 17,1 % des ménages sont vulnérables, alors que seuls 8 % des logements sont classés comme énergivores (étiquettes F ou G). La vulnérabilité est plus fréquente en milieu rural, où 31 % des ménages sont concernés, contre 14 % dans les centres urbains et 12 % dans leurs périphéries.Les personnes seules et le chauffage au fioul particulièrement exposés
Les personnes seules sont particulièrement touchées, avec 29,6 % d'entre elles concernées, contre 9,5 % des couples sans enfant et 3,3 % des couples avec enfants. Les ménages qui se chauffent au fioul présentent également un risque plus élevé : 45 % sont vulnérables, contre 16,3 % de ceux qui utilisent le gaz et 13,6 % de ceux qui utilisent l'électricité.Une hausse des prix aggraverait la situation
Si les prix de l'énergie augmentaient comme entre 2021 et 2024, soit de 47 % pour l'électricité, 65 % pour le gaz et 35 % pour le fioul, tandis que le revenu disponible progresserait de 5 %, 232 000 ménages supplémentaires deviendraient vulnérables. Le taux de vulnérabilité régional atteindrait alors environ 27 %, bien que ce ne soit pas une prévision officielle pour 2027.Des rénovations pourraient réduire la vulnérabilité
L'étude modélise un scénario dans lequel tous les logements classés F ou G sont améliorés jusqu'à la classe D, et où la moitié des logements de classe D atteignent la classe B. Dans ce cas, 110 000 ménages de moins seraient vulnérables, ce qui ramènerait le taux régional à 13 %. La consommation et les dépenses énergétiques diminueraient également, de 20 % et 14 % respectivement.Les limites du modèle
L'étude souligne que ce scénario ne constitue pas un plan de rénovation approuvé par le gouvernement. Il ne prend pas en compte le coût des travaux, leur rythme de réalisation ni les aides financières disponibles. Les résultats visent à éclairer les politiques publiques et à aider les ménages à mieux comprendre l'effet combiné des revenus, de l'isolation, des modes de chauffage et des besoins liés au logement.