Étudiant blessé lors d'une manifestation à Toulouse

Le jeudi 8 octobre, un étudiant de 20 ans prénommé Idriss, en deuxième année de licence de musique à Jean-Jaurès, aurait eu le nez cassé par un policier ou un gendarme qui l'aurait frappé avec une matraque. L'incident s'est produit lors d'une manifestation organisée par un mouvement étudiant réclamant davantage de moyens pour l'enseignement secondaire.

Parcours de la manifestation et dispersion

La manifestation est passée devant le rectorat de Toulouse, puis a atteint le lycée Déodat de Séverac, où la plupart des manifestants se sont dispersés. Toutefois, un groupe de « 50 à 100 » personnes a refusé d'obtempérer aux ordres de la police et est resté sur place.

Les participants évoquent des intentions pacifiques

« On voulait exprimer notre désaccord pacifiquement, on se tenait par la main et on chantait face à la police », a raconté Idriss. Dalva, la colocataire d'Idriss, présente ce jour-là à ses côtés, a ajouté : « Il y a eu un avertissement. Ils ont dit que si on ne partait pas, on allait le regretter. »

Les images montrent une escalade

Plusieurs vidéos montrent la suite des événements. Un peu avant 18 heures, dans un calme relatif, les policiers se sont déployés casqués et visières baissées, face aux manifestants. Puis une charge a eu lieu. Boucliers en avant, les lycéens et les étudiants ont été repoussés et sont tombés les uns sur les autres.

Chaos et blessure

Un projectile a été lancé en direction des policiers, qui ont alors accru leur intervention, avec matraques et gaz lacrymogène, pour dégager l'avenue Déodat de Séverac. Dans la confusion, les deux amis se sont perdus de vue. Idriss a alors reçu un premier coup de matraque à l'arrière de la tête. « C'était terrifiant. J'ai reculé en courant et je me suis retourné... »