Les combats forcent des populations à fuir dans l'ouest du Yémen

Depuis septembre 2026, la reprise des combats sur la côte ouest du Yémen a poussé des centaines de milliers de personnes à fuir vers le sud, à la recherche de zones plus sûres au milieu du conflit.

Frappes aériennes près d'un hôpital à Mocha

Le 26 octobre, des frappes aériennes ont eu lieu à quelques mètres seulement de l'hôpital général de Mocha, où des équipes médicales sont à l'œuvre. Le bâtiment a été endommagé et la peur s'est accrue parmi la population locale.

Besoins humanitaires au Yémen

Plus de 22 millions de personnes au Yémen ont besoin d'une aide humanitaire, dont environ 5,2 millions de personnes déplacées, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Le conflit rend l'accès à des services essentiels, comme l'eau, la nourriture et les soins médicaux, de plus en plus difficile.

Les Houthis lancent une offensive militaire

En septembre de l'année dernière, les forces d'Ansar Allah, également connues sous le nom de Houthis, ont lancé une offensive militaire rapide sur la côte ouest du Yémen, s'emparant de zones stratégiques comme la ville de Mocha et le détroit de Bab el-Mandeb, une route maritime vitale.

Impact sur les soins médicaux et les approvisionnements

Les combats ont entravé l'acheminement des fournitures médicales et des aliments thérapeutiques prêts à l'emploi destinés à lutter contre la malnutrition, alors que des maladies comme la rougeole, la diarrhée aiguë et le choléra se propagent rapidement. La proximité des frappes aériennes dissuade également certains patients de se faire soigner.

Déplacements et conditions de vie

Des centaines de milliers de personnes déplacées vivent dans des conditions précaires, avec plus de 230 000 déplacés rien qu'en septembre. Beaucoup doivent parcourir de longues distances sous de fortes chaleurs, avec peu de nourriture et d'eau, et trouvent refuge dans des zones comme le gouvernorat de Lahij et Aden.

Difficultés d'accès à l'eau potable et à un abri

Dans le camp d'Atira, les familles déplacées peinent à accéder à de l'eau potable et à un abri. Les habitants signalent que l'eau disponible est salée et que beaucoup n'ont pas les moyens d'acheter de l'eau en bouteille, ce qui accroît le risque de maladies transmises par l'eau.

Risques sanitaires croissants et pression sur le système de santé

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les cas de choléra ont triplé en trois semaines, et le manque d'accès à l'eau potable et à l'assainissement a accru les risques sanitaires. Le système de santé est débordé, ce qui rend difficile la prise en charge des besoins médicaux croissants.

Enfants et femmes enceintes en danger

Le manque de nourriture et la perte de moyens de subsistance exposent les enfants à une malnutrition aiguë, et le système de santé débordé rend leurs soins encore plus difficiles. Les femmes enceintes rencontrent également des obstacles pour accéder aux soins prénatals, et certaines accouchent dans des conditions insalubres.

Le soutien médical de MSF à Mocha

À Mocha, Médecins Sans Frontières (MSF) appuie les services de maternité et de pédiatrie de l'hôpital de référence, qui a soigné plus de 600 patients depuis septembre. L'organisation gère également des unités de traitement du choléra et assure des consultations quotidiennes dans les zones voisines.

Le renforcement de l'action de MSF à Aden et à Lahij

À Aden et à Lahij, les cliniques mobiles de MSF ont réalisé plus de 1 000 consultations depuis le 15 septembre. Les femmes et les enfants représentent 70 % des patients reçus, et plus de 20 enfants ont été diagnostiqués avec une malnutrition aiguë sévère.

Le rôle de MSF au Yémen

Au Yémen, où le conflit limite l'accès aux soins, Médecins Sans Frontières fournit des services médicaux d'urgence essentiels. Malgré l'insécurité et la fermeture de structures de santé, l'organisation soutient les structures de soins critiques pour gérer les urgences, traiter la malnutrition et le choléra, et venir en aide aux populations déplacées.