Selon l’auteur de Malaise dans la génération Z, le Front de gauche (LFI) continue de soutenir les jeunes impliqués dans les blocages de lycées, malgré la condamnation de ces actes de brutalité par la majorité des élus. Ces blocages, souvent organisés par des élèves en réaction à des politiques scolaires ou à des enjeux sociétaux plus larges, ont parfois dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre ou d’autres élèves. L’auteur souligne que des intellectuels de gauche apportent également leur soutien à ces jeunes, ce qui révèle une complexité croissante dans la manière dont une partie de la gauche perçoit le lien entre la jeunesse et la violence. Cette dynamique, explique-t-il, a évolué de façon inédite, reflétant des tensions et des mutations plus larges au sein de la société. Les blocages de lycées sont devenus un phénomène récurrent ces dernières années, les élèves y ayant recours pour protester contre divers sujets, qu’il s’agisse de réformes éducatives, de soutien psychologique ou d’inégalités sociales. Si certains y voient une forme légitime de contestation, d’autres les considèrent comme des actions perturbatrices, voire dangereuses, surtout lorsqu’elles s’accompagnent de violences. L’auteur met en garde contre la normalisation progressive de ces comportements, qui pourrait avoir des conséquences durables, tant pour les individus concernés que pour la société dans son ensemble. Il plaide pour une meilleure compréhension des causes profondes de l’agitation chez les jeunes et pour une approche plus nuancée afin de répondre aux préoccupations qui motivent ces actions.