Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, se dit surpris de ne pas avoir reçu d'appel de Macron après l'incendie de l'hôtel de ville, et salue la réaction de Lecornu.
Le maire attend un contact avec Macron
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, s'est dit surpris de ne pas avoir reçu d'appel du président de la République, Emmanuel Macron, après l'incendie de l'hôtel de ville survenu le 17 octobre. Guillaume Guérin a déclaré avoir lui-même pris contact avec le palais de l'Élysée, sans obtenir de réponse de la part d'Emmanuel Macron, ni par téléphone ni par SMS.Un message inattendu du vice-président américain
Guillaume Guérin a indiqué avoir reçu un courriel de JD Vance, vice-président des États-Unis, qu'il a qualifié d'inattendu. Il a également salué l'action du Premier ministre, Sébastien Lecornu, lors de sa visite à Limoges.Un incendie pendant des manifestations contre la vie chère
L'incendie s'est déclaré lors d'une mobilisation contre la hausse du coût de la vie, qui a donné lieu à de graves violences dans le centre-ville. Des casseurs sont entrés dans l'hôtel de ville et y ont mis le feu, détruisant presque entièrement sa partie historique, inaugurée en 1883.Dégâts et enquête
La partie historique de l'hôtel de ville a été détruite à près de 100 %, la toiture et le beffroi s'étant effondrés. La partie moderne du bâtiment a pu être sauvée par les pompiers. Deux suspects ont été interpellés et mis en examen dans cette affaire d'incendie, instruite pour « tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique ».Le maire juge l'incident incompréhensible
Guillaume Guérin a qualifié l'incendie d'« incompréhensible », tant sur le plan moral que politique. Il a souligné que l'hôtel de ville est au service des plus fragiles de la population, affirmant que ceux qui ont détruit le bâtiment visaient la « maison du peuple », et non celle d'un entrepreneur du CAC 40.Inquiétudes pour les prochaines manifestations
À l'approche des prochaines journées de mobilisation, dont une journée d'action des « gilets jaunes » le 31 octobre et une journée nationale de grèves et de manifestations le 5 novembre, Guillaume Guérin s'inquiète de la possibilité de nouveaux incidents similaires. Il a demandé des renforts de police pour la manifestation du 31 octobre et appelé le gouvernement à répondre aux frustrations sociales, notamment celles liées au coût de la vie.