En examinant l’ADN extrait du tartre dentaire — de la plaque durcie — retrouvé sur un crâne vieux de plus de 146 000 ans, découvert dans le nord-est de la Chine, des scientifiques ont confirmé que ce fossile appartenait à un Denisovien, une espèce humaine ancienne. Deux études publiées le 18 juin 2025 dans les revues Cell et Science ont utilisé des méthodes différentes, mais sont parvenues à la même conclusion. Ce crâne, connu sous le nom de crâne de Harbin, avait été considéré en 2021 comme une nouvelle espèce, Homo longi ou « l’Homme-Dragon ». Cependant, de nouvelles preuves génétiques et protéiques l’identifient désormais comme un Denisovien.
L’ADN a été extrait du tartre dentaire, une forme minéralisée de plaque qui adhère aux dents. Ce matériau est plus efficace que l’os pour préserver le matériel génétique sur de longues périodes, permettant aux scientifiques de récupérer avec succès de l’ADN mitochondrial à partir du fossile. L’analyse a montré que l’ADN du crâne correspond aux variations génétiques observées chez d’autres Denisoviens et est lié à une lignée du sud de la Sibérie, suggérant que ces derniers vivaient sur une vaste région de l’Asie au cours du Pléistocène moyen. L’utilisation du tartre dentaire a été déterminante, car il est plus dur et moins poreux que l’os, offrant une meilleure protection au matériel génétique ancien.
En plus de l’ADN, les chercheurs ont identifié 95 protéines endogènes dans le crâne, confirmant davantage l’origine denisovienne de l’individu. Ces protéines incluent trois variants d’acides aminés spécifiques aux Denisoviens et correspondent à ceux trouvés dans un fossile denisovien étudié précédemment. Ces données constituent l’ensemble le plus complet de protéines d’hominines anciens à ce jour, apportant des éclairages là où l’ADN s’est dégradé avec le temps. Cette découverte remet en question les hypothèses antérieures concernant le crâne de Harbin, qui était considéré comme appartenant à une nouvelle espèce.
Les Denisoviens ont été identifiés pour la première fois en 2010 grâce à de l’ADN ancien trouvé dans une grotte de Sibérie. Depuis, ils étaient surtout connus par le biais de matériel génétique et de fossiles fragmentaires, laissant leur apparence physique incertaine. Le crâne de Harbin, presque complet, offre un premier aperçu détaillé du visage et de la structure crânienne d’un Denisovien. Il présente un visage plat avec un grand nez et de grandes molaires, différant à la fois des Néandertaliens et des humains modernes. Bien que le crâne confirme l’identité denisovienne de l’individu, de nombreuses questions subsistent quant à la composition génétique complète de ce groupe ancien.
L'identité de l'Homme de Denisova confirmée dans un crâne chinois vieux de 146 000 ans
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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