Des protéines fossilisées provenant de crânes vieux de 200 000 ans découverts en Chine révèlent qu'ils appartiennent aux Dénisoviens, résolvant un mystère ancien concernant les populations humaines anciennes.
Des restes humains anciens identifiés comme appartenant aux Dénisoviens
Des protéines fossilisées extraites de crânes découverts en Chine, datant d'environ 200 000 ans, ont révélé que ces restes appartiennent aux Dénisoviens, une population humaine jusqu'alors mystérieuse. Ces résultats ont été rendus possibles grâce à une analyse protéomique qui a permis d'identifier une mutation génétique spécifique aux Dénisoviens.Une mutation clé confirme l'identité dénisovienne
Les chercheurs ont identifié, dans les protéines des crânes de Xujiayao, une mutation appelée COL1A2-996 R>K. Cette mutation est un marqueur connu des Dénisoviens. Elle a contribué à confirmer l'identité de ces restes et à trancher un débat ancien sur leur classification.Les traits des Dénisoviens mêlent caractères anciens et modernes
Le visage reconstitué du Dénisovien de Xujiayao combine des traits de Homo erectus et de l'humain moderne. Il possède un crâne bas et aplati, un front fuyant et une arcade sourcilière massive, comparables à ceux de Homo erectus. Il présente aussi des caractères tels qu'une écaille temporale arquée, plus typiques de l'humain moderne.Clarification du « Muddle in the Middle »
Cette découverte aide à éclaircir le « Muddle in the Middle », une expression qui désigne la confusion entourant la classification des fossiles humains du Pléistocène moyen en Asie de l'Est. Ces résultats suggèrent que plusieurs fossiles chinois, jusqu'alors non classés, appartiennent à la même population dénisovienne.Un nouvel éclairage sur Homo juluensis
L'espèce proposée Homo juluensis, fondée sur des fossiles de Xujiayao et d'autres sites, est désormais considérée comme faisant partie de la lignée dénisovienne. Cela pourrait modifier de manière significative la compréhension de l'évolution humaine en Asie, en reliant ces fossiles à une seule et même population.Des transitions évolutives observées
Certains fossiles dénisoviens, comme ceux de Hualongdong, présentent des traits suggérant une forme de transition entre les Dénisoviens et les humains modernes. Ces découvertes mettent en lumière la nature dynamique de l'évolution humaine et les liens d'interdépendance entre les différentes lignées humaines.