Un important accord financier a été signalé entre Anthropic, une entreprise connue pour son assistant IA Claude, et Broadcom, un fabricant de semi-conducteurs. Selon des documents examinés par Reuters, Broadcom a accepté d’accorder jusqu’à 42 milliards de dollars de prêt à Anthropic. Ce financement vise à couvrir une partie des coûts d’infrastructure de l’entreprise, essentiels pour faire fonctionner des systèmes d’IA à grande échelle. Anthropic s’est engagé à dépenser 125,2 milliards de dollars sur cinq ans pour louer de la puissance de calcul auprès d’infrastructures utilisant des puces TPU. Ces puces sont conçues conjointement par Google et Broadcom. Le prêt de 42 milliards de dollars accordé par Broadcom permettra de financer une partie de cet engagement. Par ailleurs, l’accord prévoit que Broadcom puisse éventuellement convertir ses prêts en actions d’Anthropic, lui donnant ainsi une participation au capital de l’entreprise. Cet accord illustre les besoins financiers croissants des entreprises développant des intelligences artificielles avancées. Le montant colossal recherché par Anthropic reflète le coût élevé de la maintenance et de l’expansion des infrastructures d’IA, qui exigent des ressources computationnelles considérables. Ce type d’investissement devient de plus en plus courant à mesure que les géants de la tech se livrent une course effrénée pour concevoir et déployer des systèmes d’IA performants. Robert Leitao, associé gérant chez Rothschild, a exprimé des réserves quant à la tendance actuelle d’investissements massifs concentrés sur un nombre restreint d’entreprises. Il a déclaré : « Il semble qu’actuellement, les paris soient fortement concentrés sur deux entreprises jugées capables de générer suffisamment de revenus pour soutenir l’ensemble des opérations de financement qui ont eu lieu. » Son commentaire laisse entrevoir un scepticisme quant à la capacité de ces entreprises à maintenir l’ampleur des engagements financiers qu’elles ont contractés.