Les étudiants de Guadeloupe réclament de meilleures conditions d'études, soutenus par l'UPLG, sur fond d'accusations de répression d'État et de négligence systémique.
UPLG soutient les manifestations lycéennes en Guadeloupe
L'Union populaire pour la libération de la Guadeloupe (UPLG) a publiquement apporté son soutien aux lycéens de Guadeloupe, qui manifestent depuis plusieurs jours. Le mouvement dénonce ce qu'il qualifie de répression exercée par l'État et les collectivités locales contre la jeunesse, et appelle les forces nationales à soutenir la cause des élèves.Des élèves qui réclament de meilleures conditions
L'UPLG décrit les actions des élèves comme une « lutte légitime » pour le droit d'étudier dans la dignité. Parmi leurs griefs figurent des salles de classe vétustes, le manque de moyens, la présence de rongeurs, les émanations toxiques des sargasses et les pannes généralisées de climatisation. Le mouvement estime également que les programmes scolaires ne tiennent pas compte du contexte historique et géographique particulier de la région.L'UPLG accuse les autorités françaises de répression
L'UPLG qualifie le gouvernement français de « puissance coloniale » et affirme qu'il a réagi aux manifestations avec indifférence et répression. Il critique le recours à des méthodes d'inspiration militaire autour des établissements scolaires, notamment le déploiement de chiens renifleurs, et affirme que certains élèves ont été blessés ou lésés au cours des manifestations.Des élus régionaux pointés du doigt pour leur inaction
L'UPLG reproche également aux élus de Guadeloupe leur silence, qu'il qualifie de lâcheté. Il les accuse de ne pas représenter la population et de se rendre complices de ce qu'il décrit comme le démantèlement du système éducatif régional, en invoquant des coupes budgétaires et le déclin démographique comme justifications.Quatre revendications et un appel à la solidarité
L'UPLG a formulé quatre revendications principales, dont la fin des violences policières, l'amélioration des infrastructures scolaires et un soutien plein et entier aux élèves et à leurs familles. Il avertit également le gouvernement français qu'il sera tenu responsable de tout préjudice subi par les élèves. L'organisation appelle les travailleurs et les groupes politiques à rejoindre le mouvement, affirmant que l'avenir de la Guadeloupe se joue dans la rue.Un message en créole pour clore la déclaration
La déclaration, signée par le secrétaire général de l'UPLG, Jean-Jacob Bicep, se termine par une phrase en créole : « Nou ka di fwansé: pa jwé é difé! », qui signifie en français : « Nous disons aux Français : ne jouez pas et ne trompez pas ! »