Nouveau produit d'épargne proposé par LFI

Un nouveau produit d'épargne baptisé Livret B a été proposé par La France insoumise (LFI) dans le cadre de son contre-budget pour 2027. Le Livret B est présenté comme un livret d'épargne réglementé destiné à capter une part plus importante de l'épargne des Français et à la réinvestir dans des projets stratégiques, tels que la transition écologique, les transports et la souveraineté industrielle.

Principal défenseur de la proposition

Le député Éric Coquerel, également président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, est l'un des principaux défenseurs de cette proposition. Il a affirmé que l'objectif était de rendre ce placement « plus intéressant pour les Français que l'assurance-vie ».

En quoi le Livret B diffère des livrets existants

Le Livret B fonctionnerait différemment du Livret A existant, qui est totalement liquide, ce qui permet de retirer ou de déposer de l'argent à tout moment. À l'inverse, le Livret B est conçu pour une épargne à moyen et long terme, avec une durée minimale de dépôt.

Secteurs financés et détails flous

Il serait comparable au Livret A en ce qui concerne les secteurs qu'il financerait, et donc dans la manière dont il rémunérerait ses titulaires. Selon le contre-budget de LFI, l'argent serait « investi dans l'intérêt national », une expression qui reste toutefois assez vague. Éric Coquerel a précisé au Figaro que cela concernerait des secteurs comme « la souveraineté numérique, la transition écologique, l'espace ou encore l'économie maritime ».

Un financement par l'épargne directe

Le Livret B vise à investir directement dans les secteurs stratégiques grâce à l'épargne des Français, plutôt que par la dépense publique. Aujourd'hui, la dépense publique est financée par des emprunts relativement coûteux auprès d'investisseurs institutionnels, les taux récents des OAT (obligations assimilables du Trésor) ayant atteint 4,9 %.

Modalités de rémunération non précisées

Au lieu de verser des intérêts aux investisseurs institutionnels, l'État rémunérerait directement les épargnants qui placent leur argent sur le Livret B. Toutefois, le taux de rémunération exact du Livret B n'est pas précisé dans le contre-budget de LFI, et Éric Coquerel n'a pas non plus donné de détails à ce sujet.

Attractivité face à l'assurance-vie

Il est clair que le rendement du Livret B ne serait pas aussi élevé que les taux des OAT, puisque l'idée du dispositif est que l'État se finance à moindre coût afin de réduire sa dette. Néanmoins, ce produit d'épargne devrait être au moins suffisamment attractif pour rivaliser avec l'assurance-vie.

Évolutions possibles de l'assurance-vie

En 2025, les fonds en euros de l'assurance-vie ont produit un rendement moyen compris entre 2,60 % et 2,65 %. Pour atteindre de tels rendements, ces fonds investissent généralement dans un éventail d'actifs, notamment l'immobilier et les actions. Il semble difficile pour le Livret B d'atteindre des rendements similaires sans une diversification comparable.

Changements fiscaux possibles pour l'assurance-vie

Pour rendre le Livret B plus attractif, LFI n'exclut pas de rendre moins intéressants les placements en assurance-vie si le parti accédait au pouvoir. Éric Coquerel l'a évoqué lors de la présentation du contre-budget à la presse, sans toutefois donner davantage de précisions. Cela pourrait passer par un renforcement de la fiscalité de ces placements, qui bénéficient aujourd'hui d'un régime fiscal avantageux.