La Polynésie française se prépare à un risque cyclonique élevé en raison d'El Niño intense, avec des alertes à se préparer aux catastrophes potentielles.
Risque cyclonique élevé en Polynésie française
La Polynésie française fait face à un risque cyclonique exceptionnellement élevé en raison d'un événement El Niño intense, qui devrait se renforcer jusqu'en novembre-décembre. Les îles de la Société et les Tuamotu sont particulièrement vulnérables, les prévisions annonçant une saison chaude marquée par des cyclones, des pluies torrentielles, des inondations et des glissements de terrain.L'influence croissante d'El Niño
Victoire Laurent, directrice de Météo-France en Polynésie française, a qualifié le phénomène El Niño de « quelque chose que nous n'avons jamais vu auparavant ». L'événement devrait s'intensifier jusqu'en novembre-décembre et se poursuivre jusqu'en février, ce qui suscite des inquiétudes pour la saison chaude 2026-2027 et pour le risque de cyclones puissants.Conditions cycloniques et incertitudes
Si des eaux océaniques exceptionnellement chaudes fournissent l'énergie nécessaire aux cyclones, les conditions atmosphériques demeurent incertaines. Cela signifie que, si les cyclones peuvent se former et être puissants, il n'est pas certain qu'ils se développent et touchent directement la Polynésie française. Les îles de la Société et certaines parties des Tuamotu sont considérées comme les plus exposées.Contrastes météorologiques régionaux
El Niño pourrait entraîner des contrastes météorologiques marqués à travers la Polynésie française. Les îles de la Société et les Marquises pourraient connaître davantage de chaleur, d'humidité et de fortes pluies, tandis que les Australes pourraient faire face à des conditions plus sèches. Ces changements, combinés aux vagues de chaleur marines, posent des défis supplémentaires pour la région.Focus sur les risques de fortes pluies
Les autorités de la sécurité civile s'inquiètent particulièrement des risques de fortes pluies, susceptibles d'entraîner des inondations, des débordements et des glissements de terrain. Chloé Demeulenaere, cheffe de cabinet du haut-commissaire, a averti que les dégâts causés par de tels événements pourraient être catastrophiques, même en l'absence de cyclone frappant directement les îles.Une préparation cyclonique oubliée
Depuis le dernier cyclone, Oli, en 2010, toute une génération de Polynésiens a grandi sans avoir connu de cyclone. Cela a entraîné une perte de préparation, nombre de personnes pensant être à l'abri de tels événements. Les responsables de la sécurité civile insistent sur l'importance de raviver la vigilance et les réflexes de préparation au quotidien.Mesures de préparation renforcées
Pour faire face aux risques, les services de l'État ont renforcé leur dispositif de préparation. Depuis août, les chefs locaux, ou tavana, ont été formés à la gestion de crise. Le haut-commissariat a également veillé à ce que son poste de commandement puisse fonctionner de manière autonome pendant sept jours, même en cas de perturbation des communications ou des approvisionnements.Appel à une action immédiate
Les autorités exhortent les habitants à se préparer avant qu'il ne soit trop tard. Météo-France surveille le bassin cyclonique et peut détecter des phénomènes menaçants plusieurs jours à l'avance. Ce délai doit servir à mettre en œuvre les mesures de préparation, et non à les découvrir lorsqu'un cyclone est déjà en train de se former.Recommandations pour la préparation cyclonique
Les habitants sont invités à vérifier les vulnérabilités de leur logement, à stocker des provisions d'urgence et à suivre les alertes officielles. Pendant un cyclone, rester à l'intérieur est essentiel pour assurer sa sécurité. Une fois le cyclone passé, il convient d'attendre les instructions officielles avant de reprendre les activités habituelles, et de rester vigilant face aux dangers tels que les lignes électriques tombées ou les zones inondées.