Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a remis en question l'idée d'une « réserve fantôme » de cas non enregistrés de violences sexuelles contre les mineurs lors d'une interview avec RTL le 3 septembre. Ce terme a été introduit par Gérald Darmanin, alors ministre de l'Intérieur, dans une note confidentielle rédigée à la fin du mois de juillet, suite à l'affaire Lyhanna, très médiatisée. La note, adressée à son collègue du ministère de la Justice, résumait les préoccupations exprimées par les parquets généraux, certains desquels avaient éveillé l'alarme au sein de la police.
Cette note, devenue publique il y a un mois, a suscité un vif débat parmi le personnel de police. Les critiques affirment que Darmanin, désormais ministre de l'Intérieur, a dépassé ses attributions en suggérant qu'un certain nombre de cas n'avaient peut-être pas été correctement enregistrés. En réponse, Laurent Nuñez a indiqué qu'il contestait plusieurs points de la note, notamment le concept de « réserve fantôme ». Il a expliqué que les cas n'apparaissant pas dans le système informatique du pouvoir judiciaire ne sont pas nécessairement perdus ou oubliés, et que tous les dossiers sont traités par des agents qui travaillent étroitement avec les procureurs pour prioriser les affaires.
L'affaire Lyhanna, qui a suscité une forte indignation publique, concernait le décès d'une fillette de 11 ans dans le département des Gers en juin. Depuis lors, Gérald Darmanin a insisté sur le fait que les violences sexuelles contre les enfants constituent une priorité absolue pour les procureurs. Toutefois, Nuñez a affirmé qu'il existait des doléances formulées à l'encontre des forces de sécurité intérieure qui n'étaient pas justifiées et a indiqué qu'il allait traiter ces préoccupations « point par point » avec son homologue du ministère de la Justice.
Un rendez-vous entre les deux ministères devait initialement avoir lieu le 3 septembre, mais Nuñez a indiqué qu'il rencontrerait Darmanin « dans les jours à venir » afin de répondre aux observations formulées par les procureurs. La situation met en lumière les tensions persistantes entre le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice concernant le traitement des affaires sensibles et médiatisées.
Les ministres français contestent les allégations de « dossiers fantômes » dans les affaires de violences sexuelles contre les mineurs
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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