Les IPA obtiennent un accès direct aux patients

Un groupe de professionnels de santé appelés IPA, ou infirmiers de pratique avancée (en anglais « independent practicing assistants »), peuvent désormais voir des patients directement, sans orientation préalable par un médecin. Cette évolution, destinée à renforcer leur autonomie, concerne les professionnels exerçant dans certaines structures, et inclut désormais ceux des CPTS, ou communautés professionnelles territoriales de santé.

L'expérimentation couvre six régions

La nouvelle mesure sera testée dans six départements français : l'Hérault, le Loiret, la Martinique, Mayotte, le Val-d'Oise et l'Yonne. Elle débutera le 1er décembre de l'année prochaine et durera cinq ans. L'expérimentation est encadrée par un décret et un arrêté publiés au Journal officiel le 24 octobre de l'année dernière.

Une évaluation par les agences régionales de santé

La réussite de l'expérimentation sera évaluée par les agences régionales de santé (ARS). Toutes les spécialités médicales représentées par les IPA seront concernées, à l'exception de celles exercées dans les services d'urgence, qui bénéficient déjà d'un accès direct aux services hospitaliers.

L'Unipa met en avant les bénéfices

Le Syndicat national des IPA (Unipa) a salué cette décision sur LinkedIn, la qualifiant de « nouvelle étape dans le déploiement de la pratique avancée ». Il a souligné que cette évolution devrait permettre aux patients d'accéder plus facilement aux professionnels de santé, d'améliorer les soins de proximité et de mieux se coordonner avec les médecins.