La Banque centrale européenne (BCE) s’apprête à réintroduire des portraits de figures historiques et culturelles sur ses billets, marquant ainsi un retour à une tradition absente depuis l’introduction de l’euro. Cette décision met en lumière des projets antérieurs, abandonnés par la Banque de France, qui avait exploré des idées similaires au cours du dernier siècle. Tout au long de l’histoire, la monnaie a souvent reflété les valeurs politiques et culturelles de son époque, et l’inclusion de personnalités comme Maria Callas, Beethoven, Marie Curie ou Léonard de Vinci sur les nouveaux billets est perçue comme un geste symbolique en faveur de la reconnaissance des contributions diverses au patrimoine européen.
La Banque de France avait envisagé de nombreux célébrités et figures historiques pour ses billets, mais les avait souvent écartées afin d’éviter toute polémique ou de préserver la crédibilité de la monnaie. L’historien Jean-Claude Camus a détaillé ces démarches dans son ouvrage Billets secrets de la Banque de France, soulignant que certains projets avaient même atteint le stade de la production avant d’être abandonnés. Les raisons de l’exclusion de certaines figures étaient fréquemment liées à des préoccupations géopolitiques ou à la nécessité d’éviter un rejet public.
Les portraits de personnalités notables sont apparus pour la première fois sur les billets français au début du XXe siècle, avec le billet de 20 francs Bayard émis en 1917. Au fil des années, la Banque de France a testé différentes personnalités, majoritairement des hommes ou des femmes célèbres, dans l’objectif de mettre en avant des valeurs ou des modèles pour le public. Pendant la Première Guerre mondiale, Bayard était un choix populaire en raison de sa réputation de « chevalier intrépide et sans reproche ». Cependant, d’autres figures, comme Jeanne d’Arc, avaient été envisagées avant d’être rejetées en raison du contexte politique de l’époque. Par exemple, le peintre Lucien Jonas avait proposé Jeanne d’Arc pour un billet de 50 francs en 1939, mais l’idée fut abandonnée pour ne pas froisser les alliés britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale.
D’autres projets de billets, comme celui de 500 francs featuring Jean-Baptiste Colbert, ont également été abandonnés. La devise inscrite sur ce billet, « Par sa marine et ses colonies, la France éclaire le monde », avait perdu de sa pertinence après la défaite française de 1940. L’historien Arnaud Manas a expliqué que Jonas avait intégré des éléments de Charles Darlan dans son portrait de Colbert, rendant le billet inapproprié après la perte de la flotte à Mers el-Kébir et des colonies. De même, la Banque de France avait envisagé un billet featuring Georges Clemenceau dans les années 1950, mais avait finalement renoncé pour préserver les relations franco-allemandes. D’autres propositions, comme celles mettant en avant Colette ou George Sand, avaient été abandonnées en raison des vies personnelles controversées de ces figures.
Figures historiques et controverses sur les billets de banque français
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
euro-currencybanknoteshistorical-figuresbank-of-francepolitical-contextcurrency-design
Sources d'origine :
- 🇫🇷Slate.fr



