Le président salvadorien a promis « l'enfer » aux membres de gangs, mais seuls 10 % des 93 000 détenus ont été jugés, selon des organisations de défense des droits.
La politique anti-gangs de Bukele sous le feu des critiques
Le président salvadorien Nayib Bukele, au pouvoir depuis 2019, a tenu des propos virulents contre les membres de gangs, promettant « l'enfer » à ceux qui y sont impliqués. Son approche constitue un élément central de la stratégie de sécurité de son gouvernement.État d'exception et détentions de masse
En 2022, Bukele a décrété un état d'exception, permettant l'arrestation de membres de gangs sans recourir aux procédures légales habituelles. Cette mesure a conduit à la détention de plus de 93 000 personnes, dont beaucoup ont été retenues sans inculpation formelle.La justice accuse un retard face aux détentions
Selon le procureur général du pays, seulement 10 % des personnes détenues dans le cadre de l'état d'exception ont été formellement inculpées ou traduites en justice. Cet écart entre les arrestations et les procédures judiciaires soulève des inquiétudes quant au respect de la régularité des procédures.Les organisations de défense des droits humains s'inquiètent
Les organisations de défense des droits humains critiquent depuis longtemps le manque de contrôle judiciaire dans la campagne anti-gangs de Bukele. Les derniers chiffres du bureau du procureur général renforcent ces inquiétudes, mettant en lumière d'éventuels problèmes juridiques et éthiques.