Le président salvadorien Nayib Bukele prévoit de libérer la moitié des 92 000 détenus placés sous régime d'exception, au milieu des critiques sur les arrestations arbitraires.
Annonce d'un plan de libérations anticipées
Le président salvadorien Nayib Bukele a annoncé, le 13 octobre, un plan visant à libérer sous conditions la moitié des 92 000 détenus incarcérés depuis le début de l'état d'exception en 2020. Ce plan intervient alors que les débats se poursuivent sur les implications juridiques et les droits humains des arrestations de masse.État d'exception et arrestations de masse
L'état d'exception, décrété en 2020 pour lutter contre le crime organisé, a conduit à l'arrestation de milliers de personnes soupçonnées d'appartenir à des gangs. Ces arrestations ont fortement réduit les taux de criminalité, mais elles ont suscité des critiques pour l'absence de contrôle judiciaire et de garanties procédurales.Critiques internationales et préoccupations en matière de droits humains
Des organisations internationales ont critiqué ces arrestations, les jugeant arbitraires et estimant qu'elles n'offraient pas des protections juridiques suffisantes. Des défenseurs des droits humains ont exprimé leur inquiétude face au fait que de nombreux détenus pourraient avoir été incarcérés à tort, dans des conditions difficiles.Le président répond aux questions sur les libérations
Lors d'une conférence de presse, le président Bukele a confirmé que les autorités envisageaient de libérer certains détenus, en réponse aux propos tenus précédemment par son frère et conseiller, Ibrajim Bukele, au sujet d'un réexamen des dossiers d'arrestation.