Attaques racistes contre une crêpière

Joëlle Dambo, propriétaire d'une crêperie à Gomené, dans les Côtes-d'Armor, fait face à une vague d'insultes et d'attaques racistes depuis sa victoire dans une émission télévisée en juin 2026. Le harcèlement s'est produit à la fois en ligne et dans son village, et elle décrit cette expérience comme incessante et ciblée en raison de la couleur de sa peau.

Action en justice contre la haine en ligne

Faute de progrès de la justice après une première plainte déposée en juillet, Joëlle Dambo a déposé deux nouvelles plaintes le 13 octobre 2026, afin de pousser le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) à enquêter. L'une des plaintes vise le maire de Gomené pour ce qui est décrit comme une dénonciation calomnieuse.

Harcèlement public et insultes

Joëlle Dambo reçoit quotidiennement des insultes racistes sur les réseaux sociaux depuis que ses compétences de crêpière ont été reconnues lors de deux concours. Lors d'une conférence de presse, elle a annoncé son intention de combattre les responsables, déclarant avoir été attaquée sans relâche en raison de la couleur de sa peau et de son refus de se taire.

Conséquences juridiques et sociales

Me Vincent Brengarth, avocat de Joëlle Dambo, a souligné l'absurdité de cette persécution raciste. Il a relevé que la première plainte, déposée le 9 juillet, n'a pas mis fin aux attaques, en raison de l'absence de progrès de la justice. Il a insisté sur la nécessité pour le PNLH d'agir rapidement afin d'identifier les auteurs.

Implication du maire dans les plaintes

Le maire de Gomené est visé par la seconde plainte, qui l'accuse de dénonciation calomnieuse. Joëlle Dambo a décrit les atrocités qu'elle a subies dans son village, notamment des slogans racistes et des agressions physiques. Elle affirme que des élus locaux ont ignoré ses plaintes répétées malgré des preuves documentées de harcèlement.

Impact économique sur la crêperie

Le harcèlement a eu des répercussions économiques importantes sur la crêperie de Joëlle Dambo. Elle regrette que l'émission télévisée, censée stimuler son activité, ait au contraire éloigné de nombreux clients réguliers du village. Elle note toutefois que certains visiteurs venus de plus loin continuent de la soutenir.

Résistance personnelle et symbolique

Joëlle Dambo refuse de laisser le racisme effacer son identité. Elle explique que ses harceleurs la réduisent à des stéréotypes, mais elle affirme sa fierté pour son héritage et son droit à représenter les traditions culinaires bretonnes. Elle insiste sur le fait que sa légitimité découle de ses compétences et de sa place dans la communauté, et non des opinions de ses agresseurs.