Les clés d’activation Windows à prix réduit, vendues à des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués par Microsoft, alimentent un débat sur leur légalité : s’agit-il d’une option valable, d’une arnaque ou d’un marché gris que le géant du logiciel pourrait tolérer à contrecœur ? Ces clés, souvent écoulées via des boutiques physiques, des moyens de paiement traditionnels et des livraisons rapides, activent Windows de la même manière que les clés officielles. Elles permettent au système de fonctionner normalement, de recevoir des mises à jour et d’accéder aux mêmes fonctionnalités. L’écart de prix est saisissant : certaines clés s’achètent à partir de 25 euros, contre 145 euros demandés par Microsoft.
Une clé d’activation Windows ne constitue pas une licence. Il s’agit d’un code de 25 caractères servant à activer le système d’exploitation, tandis que la licence définit les droits d’utilisation de Windows selon les conditions de Microsoft. Ces deux éléments sont généralement associés, mais peuvent être dissociés. Une licence Retail, par exemple, peut être transférée vers une autre machine, ce qui la rend flexible mais plus coûteuse. À l’inverse, une licence OEM est liée à un appareil spécifique et ne peut pas être transférée librement. Les licences en volume, quant à elles, sont destinées aux organisations et ne sont pas conçues pour être vendues individuellement.
Le droit européen, notamment un arrêt rendu en 2012 dans l’affaire UsedSoft contre Oracle, a établi qu’un éditeur de logiciels qui vend une copie avec une licence perpétuelle perd le contrôle de sa distribution après la première vente. Ce principe autorise la revente de licences d’occasion, mais interdit le fractionnement d’une seule licence. Ce cadre juridique a façonné le litige actuel opposant Microsoft à ValueLicensing, un revendeur britannique qui achète des licences perpétuelles pour Windows et Office auprès d’entreprises et les revend sur le marché de l’occasion.
En novembre 2025, le Competition Appeal Tribunal britannique a donné raison à ValueLicensing, autorisant la revente de parties de licences en volume. Microsoft a fait appel, mais la Court of Appeal a rejeté ce recours le 7 juillet. Le groupe se tourne désormais vers la Cour suprême du Royaume-Uni, qui a suspendu une partie des procédures en attendant sa décision.
Les licences d’occasion peuvent changer plusieurs fois de mains avant d’atteindre leur acheteur final, ce qui permet de réduire les prix. Toutefois, il est souvent difficile de retracer l’origine exacte d’une clé. En plus des licences légitimes, circulent aussi des clés volées ou contrefaites, difficiles à distinguer au moment de l’achat. Une clé fonctionnelle ne garantit pas que le vendeur disposait du droit de la céder.
Microsoft n’a pas communiqué d’informations détaillées sur l’origine de ces clés à prix réduit, leur éventuelle désactivation ou les mesures prises pour limiter leur circulation. L’entreprise a souligné que la conformité des licences et l’activation des clés sont deux choses distinctes, et que les clés issues de licences en volume sont destinées à l’organisation à laquelle elles ont été attribuées. Elle a également indiqué que les clés volées ou contrefaites peuvent être refusées ou bloquées. Microsoft recommande d’acheter directement auprès d’elle ou de « partenaires de confiance », sans fournir de répertoire de revendeurs vérifiés. Le groupe n’a pas évoqué l’ampleur du marché gris ni les raisons de sa persistance, une discrétion qui pourrait s’expliquer par le litige en cours avec ValueLicensing.
Le litige juridique sur la revente des licences Microsoft soulève des questions sur les pratiques du marché gris
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Clubic



