Enzo, un trentenaire originaire des Monts d’Or, a repris la course à pied il y a un an, après une décennie sans activité sportive. Sa motivation ? Fêter ses 30 ans et perdre du poids – il pesait alors 119 kg et s’inquiétait pour sa santé. Il participera à son premier semi-marathon à Lyon ce dimanche, parmi près de 36 000 coureurs. Ancien ouvrier du bâtiment, Enzo n’avait plus fait de sport depuis dix ans avant de se remettre à la course. Il a été épaulé par sa famille et ses amis, dont un cousin médecin, un ami coach et une amie diététicienne. Ensemble, ils ont conçu un programme d’entraînement sur mesure, adapté à sa morphologie, étalé sur un an pour préparer ce semi-marathon. Pour y parvenir, Enzo a dû modifier en profondeur son mode de vie. Il a arrêté de fumer après dix ans à deux paquets par jour, réduit sa consommation d’alcool et s’est couché plus tôt pour être en forme le lendemain. Il a commencé par deux sorties par semaine, alternant marche et course, avant d’atteindre quatre à cinq séances hebdomadaires. Il a déjà participé à deux courses chronométrées, dont le 10 km Adidas à Paris, qu’il a bouclé en moins d’1 h 10. Mais les compétitions cet été lui ont valu des blessures – une fracture de fatigue et une périostite – qui pourraient compromettre son objectif de boucler le semi en moins de deux heures. Pour soigner ses blessures, Enzo s’est mis au Hyrox et au Crossfit dans une salle de sport à Genas. Il a aussi dû investir dans du matériel de running, notamment des chaussures adaptées aux personnes en surpoids. Trouver ce type d’équipement s’est révélé difficile et coûteux, car il s’use rapidement à cause de son poids. Il a déjà acheté plusieurs tenues, dont sa troisième veste, sa deuxième montre et sa cinquième paire de chaussures. Enzo a aussi travaillé sa posture pour éviter les douleurs et protéger ses genoux. L’hydratation est cruciale pour lui : il perd beaucoup d’eau en courant et doit boire au moins un litre pour 5 km. Il surveille aussi son rythme cardiaque, qui peut monter jusqu’à 200 battements par minute quand il se dépasse. La course à pied a apporté à Enzo un équilibre mental et un sentiment d’accomplissement, surtout après être parti de zéro. Un peu stressé à l’approche de son premier semi, lui qui n’a jamais couru plus de 13 km d’affilée, il sera entouré de sa famille et de son équipe de soutien. Cet événement est aussi symbolique pour lui : il est lyonnais. Enzo vise désormais un marathon dans un an, puis éventuellement la course SaintéLyon.