La Métropole Aix-Marseille-Provence explore des pistes pour équilibrer son budget 2026 sans réduire les dotations aux communes ni mettre fin à la gratuité des transports à Aubagne. Pour y parvenir, l’exécutif métropolitain a proposé un budget prévisionnel aux maires, et les premiers retours indiquent qu’un consensus semble se dégager parmi les élus.
Pour augmenter ses recettes, la Métropole envisage de mettre en place un « tarif social » dans les transports, ce qui signifie la fin de la gratuité pour les seniors et les enfants sur l’ensemble du territoire. Cependant, les moins de 11 ans pourront toujours voyager gratuitement. Une option quasi gratuite est étendue aux étudiants boursiers et aux seniors de plus de 65 ans non imposables, qui ne paieront que 20 euros de frais de dossier pour circuler sur le territoire, précise Nicolas Isnard, président de la Métropole.
Aubagne applique une politique de gratuité totale des transports depuis environ 15 ans. Sur le papier, la nouvelle stratégie tarifaire y mettrait fin. Toutefois, en pratique, pour des raisons techniques et politiques, la gratuité des transports se poursuivra « intra-muros » (à l’intérieur des remparts) au moins jusqu’en 2027, voire plus longtemps, selon l’exécutif métropolitain.
Pour combler un déficit de 53 millions d’euros, l’exécutif compte recourir à une « technique comptable » consistant à utiliser les fonds propres de la Métropole pour combler l’écart dans les « amortissements d’investissement ». Cette perte sera compensée par un emprunt, comme l’a confirmé Nicolas Isnard. Si cette méthode s’inscrit dans le cadre légal des finances locales, elle alourdit l’endettement de la Métropole, ce qui pourrait peser sur sa note financière et entraîner une hausse des taux d’intérêt auprès des banques.
Le budget 2027 s’annonce encore plus difficile que celui de 2026. Le récent projet de loi de finances (PLF) du gouvernement impose aux collectivités locales un effort supplémentaire de 5,4 milliards d’euros pour rétablir les comptes publics, ce qui pourrait se traduire par une baisse de 150 millions d’euros pour la Métropole. Cela impacterait directement les budgets des communes, Marseille devant notamment subir une perte de 46 millions d’euros, selon Joël Canicave, adjoint aux finances de Benoît Payan.
Les maires de la Métropole et du département des Bouches-du-Rhône entendent mener une « action collective forte » contre l’État. Si la forme exacte de cette mobilisation reste à définir, tous les élus de la région devraient bientôt voter une motion spéciale pour dénoncer les nouvelles coupes budgétaires imposées par l’État.
La Métropole Aix-Marseille-Provence envisage des changements de dette et de politique pour équilibrer le budget 2026
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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