Le président français Emmanuel Macron s’est rendu à New York du 21 au 23 septembre 2026 pour participer à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Au cours de ce déplacement, il a rencontré le président américain Donald Trump afin d’évoquer la guerre en Ukraine et la situation au Moyen-Orient. Les deux dirigeants ont convenu de collaborer pour apaiser les tensions sur les marchés de l’énergie et d’explorer la possibilité d’un moratoire temporaire sur les attaques visant les infrastructures énergétiques et civiles en Ukraine. M. Macron a souligné l’importance de renforcer les capacités de défense de l’Ukraine, notamment sa capacité à intercepter les missiles entrants. Lors de son séjour, le président français a également reçu le Rising Nations Leader Award, qui récompense les efforts de la France en matière de protection des océans et de lutte contre le changement climatique. Dans son discours, il a mis en garde contre la menace sérieuse que représente le réchauffement climatique pour les petits États insulaires et a appelé à une coopération mondiale en faveur de l’action climatique, de la biodiversité et de la préservation des océans. Il a notamment indiqué que la France investissait des dizaines de millions d’euros pour relocaliser 600 habitants de Miquelon, un territoire d’outre-mer français, en raison de la montée des eaux. Après son entretien avec M. Trump, M. Macron s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour réaffirmer le soutien de la France à l’Ukraine, en particulier face aux attaques russes contre les infrastructures énergétiques. M. Zelensky avait précédemment exprimé la volonté de l’Ukraine de mettre fin à la guerre et d’envisager toute forme de négociation, y compris une pause temporaire des attaques à longue portée sur les cibles énergétiques. La délégation ukrainienne à l’Assemblée générale de l’ONU visait plusieurs objectifs, dont le renforcement de la défense aérienne pour l’hiver, la sécurisation du soutien financier à la défense, le maintien des sanctions contre la Russie, la création d’un mécanisme de trêve énergétique, l’élargissement des accords sur l’usage des drones, le déblocage des ports et la reprise des exportations de céréales. Si l’assemblée n’a pas atteint tous ces objectifs, des avancées ont été enregistrées, comme des engagements partiels des États-Unis et des alliés européens en matière de systèmes de défense aérienne et d’aide financière. Les États-Unis ont approuvé la production de missiles Patriot en partenariat avec Raytheon, sans pour autant s’engager à fournir davantage d’intercepteurs. Plusieurs pays européens ont en revanche apporté des contributions notables : la France a proposé des systèmes SAMP/T et des missiles, l’Allemagne a confirmé la livraison de missiles IRIS-T supplémentaires, et la Finlande a annoncé une nouvelle initiative en matière de défense. M. Trump n’a pas critiqué l’Europe et a salué la solidité de l’OTAN, évoquant un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland pour renforcer la présence militaire américaine dans l’Arctique. Le soutien financier de l’Union européenne reste crucial pour l’Ukraine, avec un prêt de 90 milliards d’euros conditionné aux progrès de Kiev dans la mise en œuvre des réformes. Toutefois, certains responsables bruxellois s’inquiètent de la levée des sanctions contre les oligarques russes, y voyant un risque potentiel. Les efforts pour débloquer les ports ukrainiens sur la mer Noire se poursuivent, avec 51 États membres de l’ONU ayant signé une déclaration condamnant les attaques russes et redéfinissant la question comme une menace mondiale pour la liberté de navigation. La session de l’Assemblée générale de l’ONU, qui s’est tenue du 18 au 28 septembre 2026 sur le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous », n’a pas dissipé toutes les incertitudes quant aux négociations en cours, mais a confirmé que l’Europe reste un soutien clé pour l’Ukraine, même si les États-Unis affichent une certaine hésitation.