Dans l’Ossétie-du-Nord, région montagneuse du Caucase russe, les cimetières regorgent de nouvelles tombes, pourtant le soutien au président Vladimir Poutine et à sa guerre en Ukraine reste fort. Cette zone reculée, historiquement connue pour ses contributions militaires à la Russie, a été profondément touchée par le conflit. Avec une population d’environ 680 000 habitants, l’Ossétie-du-Nord a envoyé un nombre disproportionnellement élevé de soldats combattre en Ukraine, et le bilan humain a été lourd. Le nombre de décès signalés dans la région devrait être environ un tiers plus élevé que la moyenne nationale. Malgré ces pertes, de nombreux habitants continuent de soutenir l’effort de guerre, reprenant le récit du Kremlin selon lequel le conflit est une lutte contre le « nazisme » en Ukraine.
À Vladikavkaz, la capitale régionale, le cimetière militaire est rempli de nouvelles stèles, tandis que les familles viennent rendre hommage à leurs proches disparus. Oksana Abaeva, 47 ans, a perdu son fils Albert, tué à 20 ans peu après le début de l’invasion à grande échelle en février 2022. Si elle aspire à la paix, elle estime que la Russie doit poursuivre la guerre pour éliminer ce qu’elle qualifie de « nazisme » en Ukraine. Pourtant, son fils de 8 ans exprime déjà le désir de s’engager dans l’armée une fois assez grand.
Anatoly Betruzov, un vétéran de 65 ans ayant combattu dans trois guerres, dont le conflit de 2014 dans le Donbass, affiche une vision plus nuancée. Bien qu’il accepte le récit officiel russe sur la présence de « nazis » en Ukraine, il considère que la guerre actuelle est injuste et que des hommes meurent pour rien, comme son neveu. D’autres, comme Zelimkhan Kozaev, directeur d’un centre de danse traditionnelle, adoptent une position plus prudente. Sans critiquer publiquement le gouvernement, il évite d’encourager les hommes de sa troupe à rejoindre l’armée. Cette hésitation se reflète aussi dans la manière dont les gens parlent du conflit : certains utilisent le terme officiel d’opération militaire spéciale, tandis que d’autres l’appellent ouvertement une guerre.
Les répercussions de la guerre vont bien au-delà du domaine militaire en Ossétie-du-Nord. Les pénuries de main-d’œuvre se sont aggravées depuis la mobilisation de septembre 2022, et le conflit a influencé les institutions, l’éducation et l’imaginaire collectif des habitants restés sur place. L’armée russe peine à recruter en raison d’un manque d’effectifs, et de nombreux soldats de retour occupent désormais des postes administratifs. Les écoles encouragent désormais la présence d’anciens combattants pour promouvoir l’éducation patriotique, avec un projet d’embaucher un ancien soldat par établissement. Ces derniers partagent leurs expériences pour inculquer un sentiment d’amour pour la patrie. L’histoire de la région, y compris la prise d’otages de l’école de Beslan en 2004, a façonné une vision du monde où la Russie est souvent en confrontation avec des menaces extérieures. Ce récit a été utilisé par Poutine pour justifier ses politiques agressives et ses ambitions impériales.
Le bilan des combats en Ossétie du Nord et le soutien inébranlable au campagne de Poutine
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Slate.fr



