Une étude révèle des différences entre les sexes dans le diagnostic des maladies auto-immunes

Une nouvelle étude publiée le 12 octobre dans la revue The Lancet eClinicalMedicine met en lumière les inégalités entre les sexes dans l'erreur de diagnostic des maladies auto-immunes. Selon les recherches, les femmes risquent davantage que les hommes d'être diagnostiquées à tort avec des troubles psychosomatiques ou des troubles de santé mentale lorsque la cause de leurs symptômes n'est pas claire.

Les maladies auto-immunes touchent davantage les femmes

Selon l'Inserm, on estime que 5 à 10 % de la population mondiale est touchée par des maladies auto-immunes, et que 80 % de ces cas concernent des femmes. Cela suggère que les femmes sont touchées de manière disproportionnée par ces affections, qui surviennent lorsque le système immunitaire attaque par erreur les tissus de l'organisme.

Les femmes exposées à un risque plus élevé d'erreur de diagnostic psychiatrique

L'étude révèle qu'en tenant compte de facteurs tels que l'âge, le type de maladie, le continent et le niveau de revenu du foyer, les femmes présentaient un risque de 46 % plus élevé de se voir attribuer un diagnostic psychiatrique erroné, et une probabilité supérieure de 74 % de se voir attribuer à tort un diagnostic psychosomatique, par rapport aux hommes. Cela révèle un écart important entre les sexes dans la manière dont les symptômes sont interprétés et diagnostiqués.

Les hommes sont davantage susceptibles d'une erreur de diagnostic portant sur des affections physiques

À l'inverse, les cas d'erreur de diagnostic dans lesquels une maladie « physique » a été identifiée étaient légèrement plus fréquents chez les hommes que chez les femmes. Cela suggère que, si les femmes sont plus souvent diagnostiquées à tort avec des problèmes de santé mentale, les hommes peuvent rencontrer d'autres obstacles pour obtenir un diagnostic exact de leurs affections.