Deux jours après l’ouverture des ventes de billets de la SNCF pour les fêtes de fin d’année, son concurrent ferroviaire à grande vitesse Trenitalia a lancé une campagne promotionnelle intitulée la dolce promo, proposant 38 000 billets à tarif réduit pour des voyages vers Lyon, Marseille et Milan. La SNCF a annoncé avoir vendu 1,7 million de billets dès le premier jour d’ouverture de ses guichets pour les fêtes, confirmant l’intérêt marqué des voyageurs pour le train en période de forte affluence. Trenitalia, qui exploite les trains à grande vitesse Frecciarossa, cherche à rappeler sa présence sur le marché en mettant en vente ces billets promotionnels jusqu’au 6 octobre. Les billets sont valables pour des trajets entre le 2 novembre et le 12 décembre, en classe Standard à prix fixe : 23 euros pour Lyon, 25 euros pour Avignon, 26 euros pour Aix-en-Provence et 27 euros pour Marseille. Depuis Lyon, les tarifs vers ces destinations varient entre 17 et 19 euros. Trenitalia France indique que cette promotion vise à élargir ses offres et à offrir davantage de choix aux voyageurs prévoyant des courts séjours, des week-ends ou des déplacements quotidiens. Trenitalia peine cependant à s’imposer en France, où elle peine à remplir ses trains depuis son arrivée il y a cinq ans, avec un taux d’occupation moyen de 45 %. Sur la ligne Paris-Marseille, ouverte il y a un an, l’entreprise fait état « de périodes de faible demande, notamment en hiver », avec un taux d’occupation de 50 %, et « de périodes de demande plus forte qui se situent plutôt autour de 80 % », selon les propos de Fabrice Toledano, directeur marketing de Trenitalia, recueillis par France Inter. Ces efforts promotionnels sont donc essentiels pour la compagnie afin d’accroître sa visibilité et sa notoriété auprès du grand public. Trenitalia doit également faire face à un autre défi : figurer sur SNCF Connect, l’application puissante de réservation de billets gérée par la SNCF, ce qui augmenterait significativement sa visibilité. Une perspective qui ne manque pas de susciter le mécontentement de la SNCF, opérateur historique du rail en France. Le Sénat a déjà soutenu cette idée dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités, et la Commission européenne a proposé des mesures similaires au niveau européen. Ces évolutions laissent entrevoir un possible changement dans le paysage du transport ferroviaire, avec une volonté de favoriser la concurrence et d’offrir davantage de choix aux consommateurs.