Le 5 octobre 2026, l’Office de recherche macroéconomique de l’ASEAN+3 (AMRO) a publié son rapport annuel sur la stabilité financière régionale, mettant en avant une correction du marché de l’intelligence artificielle (IA) comme l’un des premiers « risques majeurs ». Le rapport souligne que la région est « particulièrement exposée » en raison de sa position « au cœur de la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’IA ». À peu près au même moment, Shinichi Uchida, vice-gouverneur de la Banque du Japon, a mis en garde contre un « risque de correction si les profits ne suivent pas ». Plus tôt, le 30 septembre, le Comité de politique financière (FPC) de la Banque d’Angleterre a publié le compte-rendu de sa réunion du 25 septembre, où le financement par la dette des projets d’IA figurait parmi les principaux sujets de discussion. Ces évolutions indiquent que les inquiétudes concernant les risques financiers liés à l’IA s’intensifient aussi bien en Asie qu’en Europe.
Les minutes du FPC révèlent qu’au début du mois de septembre, Morgan Stanley avait estimé que l’encours mondial de dette lié à l’IA s’élevait à environ 450 milliards de dollars, soit plus du double du montant enregistré en 2025. Des analystes de JP Morgan ont prédit que les investissements dans l’IA, financés par la dette, pourraient atteindre environ 4 100 milliards de dollars entre 2026 et 2030. Selon Morgan Stanley, le crédit privé financerait 700 milliards de dollars de dépenses en centres de données entre 2026 et 2028. Au Royaume-Uni, où l’endettement lié à l’IA est moins important qu’aux États-Unis et dans la zone euro, les hyperscalers (grandes entreprises technologiques) ont représenté 47 % des émissions d’obligations corporatives en livres sterling depuis le début de l’année.
Le FPC a identifié deux mécanismes principaux de risque. D’abord, l’endettement croissant des entreprises d’IA, combiné à des structures financières peu claires, pourrait compliquer l’évaluation des risques et amplifier les pertes en cas de déception des attentes. Ensuite, les budgets publics et les projections de croissance économique dépendent en partie des gains de productivité attendus de l’IA. Si ces anticipations sont revues à la baisse, cela pourrait affecter à la fois la valeur des actifs liés à l’IA et les marchés de la dette souveraine. Le comité a évoqué un récent épisode en juillet, lorsque les actions des entreprises d’IA et de semi-conducteurs ont chuté brutalement, contraignant les investisseurs fortement endettés à liquider rapidement leurs positions et à subir des pertes, bien que les marchés financiers majeurs n’aient pas été touchés. Toutefois, le comité a prévenu qu’une correction plus sévère, aux conséquences plus larges, pourrait encore survenir si les attentes de profits ne se concrétisent pas.
À la Banque du Japon, l’IA est devenue un sujet central dans les discussions de politique monétaire. Dans son discours lors de la conférence ECONDAT le 5 octobre, Shinichi Uchida a déclaré que l’IA « est devenue un sujet clé » lors des réunions de politique de la banque. Il a décrit l’IA comme un « choc positif important de la demande » qui stimule à la fois l’activité économique et les prix. Cependant, Uchida a noté que, si la hausse des cours boursiers assouplit les conditions financières, l’émission massive d’obligations par les entreprises d’IA fait monter les taux d’intérêt à long terme et resserre les conditions financières. Il a conclu que, pour l’instant, la demande a été le facteur dominant, rendant les conditions financières globalement plus accommodantes, mais a mis en garde contre un « risque de correction » si les profits ne se matérialisent pas. Le discours n’a pas précisé de mesures politiques spécifiques ni détaillé la manière dont une telle correction pourrait se produire.
Les institutions financières mettent en garde contre les risques liés à la dette et aux corrections de marché liées à l'IA
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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