Hausse des attaques dans le détroit d'Ormuz

Les attaques visant des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz et ses abords se sont nettement intensifiées depuis le début du mois d'octobre. L'UKMTO (UK Maritime Trade Operations), un organisme de liaison de la Royal Navy britannique, a recensé 23 attaques au cours des deux premières semaines d'octobre, soit plus que tout autre mois depuis le début de la guerre contre l'Iran, lancée le 28 février.

Des navires fréquemment ciblés

Près de deux navires par jour ont été visés en octobre. Entre le mardi 13 octobre et le mercredi 14 octobre, deux navires appartenant à des armateurs émiratis, vraisemblablement attaqués par l'Iran, ont coulé après avoir été frappés à l'intérieur du détroit d'Ormuz ou à proximité.

Naufrage d'un cargo

Un navire de charge a coulé près du détroit d'Ormuz après avoir apparemment été touché par un projectile, laissant des conteneurs flotter en mer. Les 21 membres d'équipage ont tous réussi à s'échapper sains et saufs.

Un autre navire confirmé coulé

Un deuxième navire a également été confirmé comme coulé, alors que les attaques contre les navires commerciaux s'intensifient. Le porte-conteneurs GFS Pride a été touché par un « projectile non identifié » mardi, tandis que le pétrolier Cape Dao avait été frappé trois semaines plus tôt, le 23 septembre.

Premiers naufrages depuis mars

Ce sont les premiers navires à couler dans le détroit d'Ormuz depuis le début du mois de mars, date à laquelle le porte-conteneurs Safeen Prestige, battant pavillon maltais, a été touché près des côtes omanaises.

L'Iran intensifie ses attaques

Alors que les dernières opérations militaires américaines en Iran remontent, selon l'Institute for the Study of War, au début du mois de septembre, l'Iran a multiplié les attaques ces dernières semaines, contraignant des super-pétroliers à faire demi-tour et à retourner dans le golfe Persique.

Les motivations avancées par Téhéran

Des responsables iraniens ont déclaré en début de semaine que le pays avait commencé, depuis le début du mois, à recourir à des tactiques offensives différentes contre les navires qu'il considère comme contrevenant à ses restrictions. Ces mêmes responsables affirment vouloir contrer les efforts de l'administration Trump pour faire baisser les prix mondiaux du pétrole, et donc ceux à la pompe aux États-Unis, avant les élections de mi-mandat.

Impact sur les prix de l'essence

Le choc énergétique provoqué par la guerre avec l'Iran continue de peser sur les prix, et notamment sur ceux de l'essence, malgré les tentatives de l'administration pour les faire baisser. Aux États-Unis, l'indice mesurant les prix de l'essence a bondi de 9,1 % en septembre, sa plus forte hausse depuis mars (+21,2 %).

Accord américano-russe sur le diesel

Le vendredi 9 septembre, le président américain a annoncé avoir conclu un accord avec le Kremlin pour mettre « immédiatement » 300 000 tonnes de diesel « sur le marché américain et mondial ».

L'AIE libère des réserves de pétrole

Aujourd'hui, jeudi 15 octobre, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé que ses membres avaient accepté de « procéder aux dernières libérations d'environ 100 millions de barils », dont plus de 20 millions de barils de diesel. Plus tôt dans la journée, des représentants américains avaient exercé des pressions sur les autres membres de l'AIE pour qu'ils libèrent au moins 100 millions de barils supplémentaires de réserves d'urgence.

Avancement des libérations de pétrole

Depuis le début de la guerre, 330 millions de barils sur les 400 millions engagés en mars, soit la plus importante libération de l'Agence depuis sa création en 1974, ont été mis sur les marchés.