La Fédération djiboutienne de football (FDF) est plongée dans un conflit de leadership après la tenue d’une assemblée générale extraordinaire lundi. Selon l’agence de presse djiboutienne, 39 représentants de clubs y ont participé et ont voté à l’unanimité pour démettre le Comité exécutif en place, ainsi que son président, Souleiman Hassan Waberi. La réunion s’est déroulée sous la supervision d’un conseiller juridique et d’un représentant du tribunal, avec la présence de deux observateurs du Secrétariat d’État chargé des Sports. Après avoir vérifié que le quorum était atteint, les délégués ont voté la destitution de la direction. Un comité ad hoc a été formé pour gérer les affaires de la Fédération pendant la transition, et Sahardid Hassan Ladieh a été désigné président par intérim.
Cependant, la FDF conteste la légalité de cette assemblée. Elle affirme qu’une assemblée générale extraordinaire ne peut être convoquée que si au moins deux tiers des 67 membres de la Fédération — soit 45 membres — en font la demande. Selon la Fédération, la réunion organisée par 16 présidents de clubs n’a « aucune base légale », et toute décision prise lors de celle-ci serait donc invalide. La direction sortante de la FDF rejette cette décision et la considère comme illégitime.
D’après la FDF, la police a investi son Centre technique national — où se trouve son siège — dès le dimanche 4 octobre. Les forces de l’ordre ont demandé au président, aux membres du Comité exécutif, à certains membres de la Fédération et à des employés de quitter les lieux. Un groupe de 16 présidents de clubs aurait ensuite pénétré dans les locaux sous escorte policière pour tenir l’assemblée générale extraordinaire. La FDF y voit une ingérence illégale dans la gouvernance du football djiboutien.
La Fédération invoque les statuts de la FIFA, notamment les articles 14 et 19, qui exigent que les associations membres gèrent leurs affaires de manière indépendante, sans ingérence extérieure. Elle met en garde contre les conséquences graves que pourrait entraîner l’implication des forces de l’ordre dans la destitution de dirigeants élus, comme la suspension de la Fédération par la FIFA et la Confédération africaine de football (CAF), l’exclusion des équipes et clubs nationaux des compétitions internationales, le gel des programmes et des financements de développement, ainsi que la non-reconnaissance de toute nouvelle direction issue de cette assemblée. La FDF a informé la FIFA et la CAF de ces événements et a indiqué qu’elle prendrait toutes les mesures juridiques nécessaires pour défendre ses droits, ses actifs et ses dirigeants légitimes.
Depuis plusieurs semaines, la gouvernance de la FDF fait l’objet de tensions. Certains clubs ont milité pour le départ de Souleiman Hassan Waberi, dont le leadership est de plus en plus critiqué.
La Fédération djiboutienne de football confrontée à une crise de leadership lors d’une réunion contestée et d’une intervention policière
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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